Dès les premières heures de l’offensive terrestre israélienne au Liban, des bombardements et des frappes aériennes ont été signalés dans le sud du pays. Israël parle d’une action « ciblée » pour frapper le Hezbollah.
Israël continue également de mener des frappes aériennes ailleurs, notamment contre un camp de réfugiés à Ein al-Hilweh, dans la ville côtière de Sidon. À notre connaissance, cinq personnes ont été tuées. Au moins dix personnes ont été tuées dans un bombardement israélien contre la ville de Daoudiya, au sud du Liban. De plus, cinq personnes ont été blessées, rapporte Al Jazeera Mardi matin d’après des sources libanaises. Des attentats à la bombe ont également été observés dans les banlieues de la capitale Beyrouth.
L’offensive autour du camp de réfugiés de Sidon aurait pu viser Mounir Maqdah, un commandant de la branche militaire du Fatah. Selon les médias locaux, il a survécu à l’attaque, contrairement à son fils.
L’offensive terrestre dans le sud du Liban s’est ouverte ces dernières heures. Dans la zone frontalière entre le Liban et Israël, ce dernier affirme mener des actions « ciblées » pour éliminer le groupe combattant libanais Hezbollah. Des témoins font état de bombardements intenses, semblables à des frappes aériennes. Des drones, des hélicoptères et de l’artillerie auraient également été déployés.
L’agence de presse Reuters rapporte que la ville frontalière d’Aita al-Shaab est également sous le feu. Israël y mènerait une offensive aérienne avec des hélicoptères et des drones. Le pays affirme que les villages proches de la frontière israélienne constituent une menace et que l’offensive est donc nécessaire.
C’est la première fois depuis 2006 qu’Israël déploie des troupes sur le territoire libanais. 95 personnes ont été tuées lundi. Les forces armées israéliennes ont rebaptisé l’offensive « Opération Flèches du Nord ». Dans un communiqué, Israël a déclaré que l’offensive était « parallèle à la bataille à Gaza ».

