Le juge devrait pouvoir décider de l’éventuelle libération des criminels qui purgent une peine d’emprisonnement à perpétuité. Le Conseil de la justice pénale et de la protection de la jeunesse (RSJ) le préconise dans un conseil publié lundi matin† Actuellement, seul le ministre de la Protection juridique peut déterminer si une personne peut bénéficier d’une grâce.

Le RSJ plaide pour un remplacement de la procédure actuelle par « un contrôle juridictionnel […] parce qu’elle offre de meilleures garanties pour un jugement impartial et indépendant que la procédure de grâce ». Lorsqu’un ministre décide d’accorder ou non une grâce, “cette procédure est sensible aux influences politiques”, selon le Conseil. L’avis a été remis au ministre de la Protection juridique Franc Weerwind (D66).

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Un juge a également des connaissances et une expérience plus substantielles pour décider de la libération des condamnations à perpétuité, selon le RSJ. L’année dernière, le ministre de l’époque Sander Dekker (VVD) avait déjà annoncé vouloir revoir la procédure actuelle.

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Ces dernières années, le système pénal néerlandais a suscité de plus en plus de critiques dans le pays et à l’étranger concernant les peines d’emprisonnement à perpétuité. La Convention européenne des droits de l’homme qualifie d'”inhumaine” une condamnation à perpétuité sans possibilité de libération. Suite aux pressions de la Cour européenne des droits de l’homme, une procédure est en place depuis 2017 dans laquelle le ministre décide si le prisonnier est éligible à la grâce après 25 ans de détention.



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