La vérité sur la prison d’El Helicoide au Venezuela

Le constat accablant d’une ONG

La prison d’El Helicoide, située à Caracas, continue de faire l’objet de vives critiques. L’ONG vénézuélienne Justicia, Encuentro y Perdón (JEP) a récemment révélé que cet établissement, souvent dénoncé comme un centre de tortures, reste opérationnel malgré les annonces de fermeture faites par la présidente par intérim, Delcy Rodríguez, en janvier. Selon les données de l’ONG, au moins 25 prisonniers politiques sont toujours détenus à l’intérieur, illustrant ainsi une situation alarmante pour les droits de l’homme au Venezuela.

Une promesse non tenue

Bien qu’un communiqué officiel ait été émis après les événements du 3 janvier 2026, les enregistrements récents de la JEP montrent que la promesse de fermeture de la prison n’a pas été suivie d’effets concrets. Cette situation soulève de nombreuses inquiétudes. L’ONG a souligné qu’il est inacceptable de considérer un lieu comme fermé tant que des personnes y sont encore détenues. Chaque chiffre représente des familles qui attendent des réponses, témoignant des répercussions humaines tragiques de cette détention.

Appel à la communauté internationale

La JEP a lancé un appel à la communauté internationale, exhortant les organisations multilatérales à maintenir une surveillance étroite de la situation. Il est crucial que le monde entier soit informé de l’état des droits de l’homme au Venezuela, particulièrement en ce qui concerne ces prisonniers politiques. Les autorités vénézuéliennes doivent, selon l’ONG, augmenter la transparence relative à la situation actuelle de la prison et à l’état juridique des détenus.

La transformation annoncée d’El Helicoide

En février, le gouvernement a annoncé le début de travaux de remodelage d’El Helicoide pour le transformer en un “centre social”. Cela fait partie des efforts de Delcy Rodríguez pour proposer une loi d’amnistie aux prisonniers politiques, une initiative validée par le parlement dominé par le régime chaviste. Cette annonce survient peu de temps après que Donald Trump ait qualifié El Helicoide de “chambre de tortures”, mettant encore plus de pression sur le gouvernement de Nicolás Maduro.

Un lieu de souffrance

Établi dans une structure inachevée datant des années 1950, El Helicoide a d’abord été conçu comme un centre commercial avant de devenir le quartier général du Service Bolivarien de Renseignement (Sebin) et de la Police Nationale Bolivarienne. Les témoignages d’opposants et d’activistes des droits de l’homme font état de tortures et d’abus répétés au sein de ses murs. La Commission internationale indépendante des Nations Unies a également documenté de nombreux cas de mauvais traitements.

La réponse du gouvernement

Le gouvernement vénézuélien, de son côté, a toujours nié les allégations de torture et de mauvais traitements. Ce déni soulève des interrogations sur l’engagement des autorités envers le respect des droits de l’homme à l’intérieur du pays. Alors que la communauté internationale continue de surveiller la situation, l’avenir des prisonniers politiques d’El Helicoide demeure incertain, et la lutte pour la justice et la réhabilitation de cet endroit tragique s’intensifie.

Conclusion

Le cas d’El Helicoide illustre l’urgence de la situation des droits de l’homme au Venezuela. La communauté internationale doit rester vigilante et intervenir pour garantir la sécurité et la dignité de tous les détenus. Dans ce contexte, le besoin de pression et de transparence n’a jamais été aussi crucial.



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