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Le Président José Jerí en Inspection Surprise : Un Événement Inattendu
Le troisième jour de l’état d’urgence décrété sur Lima et Callao a été marqué par un incident inattendu impliquant le président de la République, José Jerí. Lors d’une inspection surprise à la comisaría Alfonso Ugarte, il a exprimé son mécontentement face à l’absence du comisario, le responsable de la station, qu’il s’attendait à trouver sur place. Cet événement souligne l’engagement du président à maintenir une présence active dans la lutte contre la criminalité dans la capitale péruvienne.
Une Agenda Intensifiée dans le Contexte d’Urgence
Depuis l’instauration de l’état d’urgence, José Jerí a intensifié ses activités publiques. Il a ainsi supervisé plusieurs actions policières dans le nord de Lima et dans des zones stratégiques de la ville. Accompagné d’autorités locales, il a visité différents points de contrôle où des identifications étaient vérifiées. Ces opérations ont eu lieu à des endroits tels que Puente Piedra, Los Olivos, et le long de la Panamericana Norte.
La Réaction du Président : Un Ton Préoccupé
Suite à sa visite à la comisaría Alfonso Ugarte, José Jerí a soulevé une préoccupation en déclarant : « Me surprend beaucoup le comportement de cette comisaría. Elle devrait être en position d’alerte, mais apparemment ici, rien ne se passe. » Ce commentaire a été fait après qu’il ait demandé où se trouvait le comisario, et sa réponse : « Aparentemente está en alguna labor, porque acá no está » (Il semble qu’il soit en dehors pour une mission, car il n’est pas ici).
Les agents présents ont plus tard expliqué que le comisario était en mission à l’extérieur, supervisant des opérations qui ont abouti à l’arrestation d’au moins dix suspects. Cependant, cette explication est venue après que le président ait exprimé son mécontentement.
Le Général Vidarte Prend la Parole
En réponse à cette situation, le général Manuel Vidarte, chef de la région policière de Lima, s’est rendu sur place pour discuter de la situation. Dans une interview accordée à Buenos Días Perú, il a déclaré avoir demandé au comisario un rapport écrit sur les actions entreprises et les résultats obtenus pendant les opérations en dehors de la comisaría. Vidarte a assuré que les opérations normales étaient en cours et que la police suivait protocoles.
La pression exercée par l’Exécutif sur les forces de l’ordre est palpable dans le cadre de cet état d’urgence. Le général a rappelé que, conformément au Décret Suprême, toutes les absences du comisario doivent être rapportées à la division policière concernée. Cela garantit une réponse efficace face à l’urgence actuelle.
Vidarte a également partagé que, jusqu’à présent, des succès avaient été enregistrés dans la lutte contre le crime, notamment des désarticulations de gangs, des saisies d’armes et une présence accrue contre le vol aggravé et l’extorsion. Cependant, il a averti que la violence reste un problème prévalent et qu’évaluer les résultats visibles demande du temps. Il a conclu en affirmant que l’évaluation des mesures sera faite de manière collective à la fin des trente jours d’état d’urgence.
Ainsi, cette visite imprévue de José Jerí dans la comisaría Alfonso Ugarte révèle à la fois son engagement à surveiller les opérations de sécurité en temps de crise et les défis auxquels sont confrontées les forces de l’ordre. Le président espère que cette proactivité renforcera l’impact et l’efficacité des interventions policières, tout en posant une question sérieuse sur l’organisation et la présence des chefs sur le terrain en période de besoin. La collaboration entre les autorités politiques et les forces de police sera cruciale pour restaurer la confiance du public et garantir un environnement plus sûr.

