La situation autour de l’ancien Premier ministre Imran Khan continue de provoquer des tensions sociales au Pakistan. La police pakistanaise a tiré mercredi des gaz lacrymogènes sur le terrain de la maison de Khan à Lahore, dans l’est du pays, après une nuit d’affrontements violents entre le personnel de sécurité et les partisans de l’ancien Premier ministre. C’est ce que rapportent les agences de presse internationales. Sur des images qui par le parti pakistanais de Khan ont été partagés, la police a été vue en train d’utiliser des gaz lacrymogènes et des canons à eau sur les partisans de Khan pour tenter de les disperser. Des partisans de Khan auraient jeté des pierres sur la police.

Les autorités ont fait plusieurs tentatives pour arrêter Khan pendant des semaines. Le chef de l’opposition ne comparaîtrait pas devant le tribunal pour ses accusations de corruption. Le Khan de 70 ans lui-même, quant à lui, continue de se cacher dans sa maison, alors qu’elle est encerclée par la police. Quelque 69 personnes auraient été blessées dans les collisions, dont 34 policiers.

Le Pakistan gronde depuis des jours après que les habitants de plusieurs villes ont répondu à l’appel de Khan à manifester. Il a posté une vidéo sur les réseaux sociaux montrant son a demandé aux supporters de “sortir” pour soutenir son mouvement s’il est retenu. Par la suite, plusieurs manifestations ont éclaté chez de grands pakistanais au Pakistan. Après sa destitution en avril de l’année dernière, Khan a été impliqué dans plusieurs affaires judiciaires. Selon lui, celles-ci visent à le marginaliser politiquement.

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