“Après avoir enseigné pendant deux décennies, j’ai travaillé l’année dernière sur un poème avec des élèves de l’enseignement professionnel”, explique Lasters sur son site Internet. “Ce poème traite de la stigmatisation de notre éducation : un système qui étiquette les enfants de douze ans avec A et B, un début peu motivant pour les enfants.”

Lasters indique que le poème a été refusé comme poème de ville par le cabinet des échevins de la Culture Nabilla Ait Daoud (N-VA). La ville d’Anvers attribue le refus au fait que le poème n’a pas été commandé par eux – bien que, selon Lasters, il s’agisse d’une erreur car la poésie de la ville “fonctionne avec une combinaison de missions et d’initiatives personnelles”.

Le cabinet Daoud indique qu’il n’a “aucun problème avec quelque poème que ce soit” et déclare que Lasters pourrait écrire le poème de l’intérieur de lui-même, mais pas en tant que poète de la ville.

Selon Lasters, la discussion confirme que le conseil ne répond pas aux jeunes “dont la voix est beaucoup trop peu entendue dans le débat sur l’éducation”. De plus, le poète souligne que les poèmes urbains « ne servent que de promo et non d’expression de la culture ». Afin de ne pas perdre son intégrité, Lasters dit qu’elle gardera désormais le crédit pour elle-même.



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