Non.el le jour où les négociations entre Kiev et Moscou se tiennent près de la ville fantôme de Tchernobyl, La7 décide de diffuser les trois premiers épisodes à 21h15 (les deux derniers sont prévus pour le 7 mars) De Tchernobyl. La mini-série qui raconte les événements survenus pendant et dans les semaines qui ont suivi l’explosion du réacteur Rbmk-1000 de la centrale nucléaire Vladimir Il’ič Lénineeu lieu le 26 avril 1986à quelques kilomètres de la ville de Tchernobylen Ukraine.
Le scénario apocalyptique il y a 36 ans rappelle la guerre qui se déroule ces jours-ci et qu’elle a réveillé la peur en Europe et à la frontière entre Biélorussie et Ukraineoù non loin de Kiev Des soldats russes ont tenté d’occuper centrale nucléaire désaffectéeannonçant le danger d’une ‘deuxième Tchernobyl’.
Tchernobyl: la parcelle
L’accident nucléaire le plus grave de l’histoire de l’humanitéainsi que celui de Fukushima au Japon (20 mars), est racontée en amenant le spectateur directement au centre, dans ce réacteur, et surtout dans cette ville. De la nuit de l’explosion à son évacuation, entre membres de la famille de ceux qui y travaillaient.
Et aussi parmi les bureaucrates et les techniciens qui ont essayé de comprendre l’ampleur de la la tragédie. A savoir la commission d’enquête sur l’accident : le chimiste nucléaire Valerij Legasov (Jared Harris), le chef du Bureau des combustibles et de l’énergie du gouvernement soviétique Boris Shcherbina (Stellan Skarsgard), et la physique biélorusse Ulana Khomyuk (Emilie Watson), le premier à réaliser la propagation des radiations.
Le drame humain et l’aveuglement du politique
La catastrophe est racontée de manière générale et en isolant les drame humainpar exemple celui de Ludmila Ignatenko (Jessie Buckley), épouse de l’un des pompiers, e Anatoly Dyatlov (Paul Ritter), l’un des responsables de la catastrophe qui a changé à jamais la face de l’humanité. Soulignant également la négligence et la férocité de la politique soviétiquecapable de tout, même de couvrir la vérité et manipuler les informations.
Émilie Watson.
Entre réalité et fiction
Pour être le plus fidèle possible aux événements qui se sont déroulés il y a 36 ans, les auteurs se sont appuyés sur les vrais dialogues rapportés dans le livre Voix de Tchernobyl (1997) de Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature en 2015.

Étant aussi une docu-série, en Tchernobyl la fiction jaillit : avec Ulana Khomyuk (Émilie Watson), porte-parole de la noyau De scientifiques qui a collaboré pour essayer de résoudre la situation, l’un des rares personnages a inventé. Et avec le faux saignement post-radiqueen réalité ceux qui sont victimes d’irradiations aiguës ne saignent pas.
Une des meilleures séries de tous les temps
Considérée comme l’une des meilleures séries de tous les temps, elle a remporté trois Emmy: Meilleure mini-série, réalisation et scénario, et deux Golden Globe pour la meilleure mini-série et le meilleur acteur dans un second rôle (Stellan Skarsgard).

Stellan Skarsgard.
iO Donna © REPRODUCTION RÉSERVÉE

