La mission SMILE : Une collaboration spatiale entre l’Europe et la Chine

La mission SMILE, qui marque une avancée significative dans la recherche spatiale, a été lancée avec succès, malgré un précédent report en avril. Ce projet ambitieux réunit les efforts de la Chine et de l’Europe pour étudier l’interaction des vents solaires avec la magnétosphère terrestre. Le lancement a eu lieu depuis le port spatial de Kourou, en Guyane française, à 03:52 GMT (05:52, heure locale espagnole). Avec un calendrier prévu de trois ans de recherche, plusieurs étapes doivent être franchies avant que SMILE ne commence son travail d’observation.

Voyage vers l’orbite finale

Au cours des 25 premiers jours suivant sa mise en orbite, SMILE devra allumer ses moteurs à 11 reprises pour ajuster son périple autour de la Terre. Ce processus permettra au satellite d’étendre progressivement son orbite, atteignant 121 000 km au-dessus du pôle Nord et 5 000 km au-dessus du pôle Sud. Ce n’est qu’autour du 13 juin que SMILE sera dans sa configuration finale et que ses instruments seront calibrés pour la mission.

Le déploiement final des instruments

Les ingénieurs surveillent attentivement les instruments de SMILE depuis la Terre. Certains d’entre eux nécessiteront des ajustements physiques. Cela inclut le déploiement de l’antenne du magnémomètre, ainsi que l’ouverture de l’obturateur de la caméra de rayons X et de la caméra ultraviolette. Chacune de ces étapes est cruciale pour assurer le bon déroulement de la mission.

Les premiers résultats et les objectifs de la mission

Les premières images de SMILE

Après la vérification des instruments, SMILE commencera à transmettre ses premières images vers la Terre. Ces données devraient être disponibles pour analyse trois mois après la mise en service des instruments.

Objectifs de recherche

La mission SMILE a pour but d’analyser comment l’activité solaire interagit avec le champ magnétique de la Terre. Bien que d’autres missions aient été menées sur des sujets similaires, SMILE représente une première en ce qui concerne la capture d’images globales de ces interactions, tant en rayons X qu’en lumière ultraviolette. Cette approche pourrait enrichir notre compréhension des tempêtes solaires qui, au-delà de leurs effets esthétiques, peuvent perturber les systèmes de communication et avoir d’autres impacts problématiques sur notre planète.

Durée et pérennité de la mission

La durée nominale de la mission SMILE est de trois ans, avec des objectifs spécifiques à atteindre durant cette période. Cependant, cela n’implique pas que la mission prendra fin après ce délai. Si les conditions le permettent, il est envisageable d’étendre la durée de vie de SMILE, à l’instar de la mission Cluster, qui a initialement prévu deux ans d’activité, mais a même survécu pendant 24 ans grâce à sa performance continue.

Conclusion

Il est à espérer que SMILE suivra une trajectoire similaire. Pour l’instant, chaque étape doit être franchie avec soin avant d’engager le véritable travail scientifique. À mesure que SMILE atteindra son orbite opérationnelle, la fascinante découverte des mystères solaires commence.

Image | ESA



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