Enquête sur la gestion des VPP à Alicante
La juge en charge de l’enquête concernant l’attribution des habitations de protection publique (VPP) dans le cadre du projet résidentiel Les Naus, situé à Playa de San Juan, a récemment convoqué 15 personnes pour interrogatoire durant les mois de mai et juin. Cette affaire suscite une attention particulière en raison des implications potentielles en matière de corruption.
Les principaux impliqués
Parmi les personnes citées figure la Rocío Gómez, ancienne édile en charge de l’Urbanisme, ainsi que María Pérez-Hickman, ancien directeur général et chef du Service de Contrats. D’autres personnalités incluent un architecte municipal et le directeur unique de Fraorgi, la société de gestion en charge de la coopérative promotrice du complexe immobilier.
Des accusations graves
Le chef de la Section de l’Habitat Protégé de la Conselleria de Vivienda, Empleo, Juventud e Igualdad est également concerné. Ce fonctionnaire avait déjà été suspendu par la Generalitat de Valence en raison de son implication dans l’approbation des permis pour cette promotion.
De plus, dix autres personnes ayant bénéficié de l’attribution de neuf logements sont appelées à être interrogées. Selon le Tribunal Supérieur de Justice de la Comunitat Valenciana (TSJCV), ces interrogatoires visent à éclaircir les circonstances entourant leur attribution.
Témoins appelés à comparaitre
La magistrate a également décidé de convoquer sept témoins, qui incluent des membres de la Conselleria de Vivienda. Parmi ces témoins figurent le directeur général de Planification et Politiques de l’Habitat, la cheffe de la section d’Emergences Habitationales, ainsi qu’une technique d’architecture et une autre spécialisée en gestion administrative.
Le service de gestion patrimoniale de la mairie d’Alicante sera également représenté, avec la convocation de la cheffe de service, d’un technicien et de l’architecte en chef du Département Technique de Contrôle des Œuvres.
La position de la Fiscalía Anticorrupción
Les convocations des personnes impliquées ont été demandées par la Fiscalía Anticorrupción, soulignant la gravité des accusations en cours. La juge a refusé une requête de l’accusation populaire exercée par Ciudadanos, qui souhaitait interroger le chef de la Section de l’Habitat Protégé en tant que témoin. Le ministère public considère en effet que cette personne est suspectée d’être impliquée dans les faits reprochés.
Conclusion
Cette enquête sur les VPP à Alicante est révélatrice des défis liés à la transparence et à l’intégrité dans la gestion des ressources publiques. Alors que le processus judiciaire se poursuit, l’attention demeure sur la manière dont cette affaire sera résolue et sur les répercussions potentielles pour les personnes impliquées. Les résultats de cette enquête pourraient avoir des conséquences significatives sur la confiance du public envers les institutions de la ville et de la région.

