Conflit au sein du Pouvoir Judiciaire de la Ville de Mexico
Crédit: Cuartoscuro
Aujourd’hui, le bureau du Pouvoir Judiciaire de la Ville de Mexico ( PJCDMX ) fait face à un mouvement de grève important . Initié le 29 mai, ce mouvement frappe en plein cœur de plusieurs juridictions, affectant au moins 38 sèdes judiciaires . En effet, des milliers de personnes se retrouvent dans l’incapacité de résoudre des processus juridiques essentiels en raison de la cessation de l’activité judiciaire.
Négociations infructueuses
Malgré les appels de la direction, dont le président du Tribunal Rafael Guerra, pour reprendre le travail, le paro continue de manière indéfinie. La proposition des autorités a été jugée ambiguë et insuffisante par les représentants des employés. Le climat de méfiance s’est intensifié lorsque le personnel a démenti avoir signé un quelconque accord, affirmant que la lutte pour leurs droits se poursuivrait.
Durant la dernière table de négociation , Francisco García, chef de la Unité Départementale du PJCDMX , a déclaré que “ la proposition n’a pas été signée et le paro va continuer ”. Les employés réclament plus de transparence concernant les augmentations salariales, demandant des chiffres clairs et des engagements formels. Daniel Alejandro Borge, un représentant du mouvement, a souligné la nécessité de garanties réelles contre les représailles pour ceux qui se sont joints à la grève.

Crédit: Cuartoscuro
Revendications des travailleurs
Les représentants des travailleurs ont formulé plusieurs revendications claires lors des négociations, parmi lesquelles :
- Un augmentation salariale de 7% immédiate et sans ambiguïté.
- Des garanties contre des représailles pour les participants au paro.
- Des conditions de travail améliorées, y compris la basification du personnel et la reconnaissance de l’ancienneté.
- Une participation dans la planification budgétaire pour 2026.
- Un bonus extraordinaire avant décembre en réparation des préjudices.
Rebeca Ramírez, une employée administrative, a expliqué que le paro n’est pas un acte arbitraire , mais un appel aux urgences face à des abus répétés et des réformes qui ont affaibli le PJCDMX.

Impact sur la population
Le mouvement de grève a des répercussions notables sur la vie quotidienne, avec des retards considérables dans la résolution des affaires civiles, pénales, commerciales et laborieuses. Le sous-secrétaire, Fadlala Akabani, a averti que la responsabilité des conséquences retombait sur les travailleurs si le paro se poursuivait.
Les travailleurs, pour leur part, continuent d’affirmer que la pression institutionnelle ne suffit pas et qu’un véritable consensus est essentiel pour toute décision de reprise. La situation est d’autant plus délicate que les promesses de réforme judiciaire, planifiées pour septembre, pourraient potentiellement remettre en cause les accords futurs.
Actuellement, ni le TSJCDMX ni la Secrétariat de Gouvernement n’ont émis de déclaration officielle suite à l’échec des dernières négociations, laissant les travailleurs en attente d’une résolution qui semble encore lointaine.
Au cœur de cette crise se trouve un appel pressant pour une véritable clarification des droits et des responsabilités, tant pour les travailleurs que pour la population qui dépend de l’efficacité du système judiciaire.

