La folle histoire d’Ángeles Durán, la galicienne qui a enregistré le Soleil

En 2010, Ángeles Durán, une galicienne de Salvaterra do Miño, a surpris le monde entier en se déclarant propriétaire du Soleil. Cette affirmation audacieuse a été officialisée par un acte notarié, un geste qui a déclenché une série d’événements incroyables.

Le début de l’histoire

Après avoir consulté un notaire, qui au départ a ri de sa demande, Durán a obtenu un acte attestant qu’elle était « la légitime propriétaire du Soleil ». Ce document a rapidement attiré l’attention des médias locaux et internationaux, rendant le cas de Durán célèbre. En affirmant posséder une étoile de type spectral G2, elle a solidifié son statut dans l’imaginaire collectif comme la “propriétaire du Soleil”.

L’argumentation juridique

Durán a construit sa revendication sur des fondements juridiques intrigants. Elle soutenait qu’il existait un vide juridique concernant la propriété des corps célestes. En effet, les traités internationaux stipulent qu’aucun pays ne peut s’approprier des planètes, mais Durán croyait que cela ne s’appliquait pas aux particuliers.

La théorie de la usucapión

Son raisonnement reposait également sur la notion de “usucapión”, un principe du droit romain qui permet d’acquérir des droits de propriété sur des biens par l’usage prolongé. Durán affirmait que, ayant profité du Soleil depuis des décennies, elle pouvait revendiquer cette propriété. À ses yeux, nul autre n’avait formulé une telle demande auprès d’un notaire.

La vente de parcelles solaires

Armée de son acte, Durán a décidé d’aller plus loin. Elle a commencé à vendre des parcelles de son Soleil sur eBay. En un jour, elle aurait vendu près d’une centaine de ces « terrains solaires », chaque parcelle étant accompagnée d’un certificat d’authenticité. Par ses ventes, elle espérait récolter des fonds tout en faisant parler d’elle.

Un procès contre eBay

Malgré le succès initial de ses ventes, eBay a bloqué les transactions, arguant que la vente de biens impossibles à posséder était inacceptable. En réponse, Durán a décidé de porter l’affaire devant les tribunaux, réclamant 10 000 euros de dommages-intérêts. Cependant, le tribunal a finalement rejeté sa demande, la qualifiant de fantasque.

Des implications surprenantes

L’histoire ne s’arrête pas là. En 2015, un homme a même intenté une action contre Durán, affirmant que le Soleil lui avait causé des brûlures. Sa défense a consisté à se décharger de toute responsabilité, arguant que le problème provenait de la pollution atmosphérique, pas du Soleil lui-même.

Une figure médiatique

Durán a connu une notoriété internationale, attirant les médias du monde entier. Sa revendication a été l’objet de nombreux articles, ce qui a permis de soulever des questions sur la propriété et les droits relatifs aux corps célestes. De plus, des rumeurs circulaient sur ses diverses autres tentatives de dépôt de marques, comme celle du “cri de Tarzan”.

Conclusion

L’histoire d’Ángeles Durán et de sa prétendue propriété du Soleil illustre à quel point le droit peut être à la fois complexe et imprévisible. Son cas invite à réfléchir sur les notions de propriété, de responsabilité et de légalité, tout en nous réservant un regard amusé sur la façon dont des idées farfelues peuvent devenir des récits fascinants.



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