Le gouvernement flamand veut déclarer le gouvernement néerlandais coupable de violation des réglementations environnementales internationales. C’est ce qu’a rapporté le ministre flamand de l’Environnement, Zuhal Demir, dans un communiqué de presse. Fin 2020, l’Office des eaux du Limbourg aurait autorisé à tort l’entreprise Sitech Services BV, située dans la zone industrielle de Chemelot, à rejeter des eaux usées dans la Meuse.

Le ministre Demir note que ces rejets peuvent avoir des conséquences sur l’environnement en Flandre et sont donc contraires aux règles internationales. La ministre affirme qu’elle a déjà contacté le gouvernement néerlandais à ce sujet au début de l’année dernière, mais qu’elle n’est pas allée plus loin que “quelques consultations officielles et une demande de visite d’entreprise”.

Selon Demir, il est désormais « grand temps de porter l’affaire devant le plus haut gouvernement, l’Empire néerlandais, par le biais d’une mise en demeure formelle qui exhorte le gouvernement néerlandais à agir ». Son porte-parole est arrivé tard vendredi soir CNRC sachez que la ministre a “chargé ses services de faire le nécessaire” et qu’une mise en demeure sera effectivement émise à court terme.

Selon le porte-parole, aucun dommage n’a encore été identifié en Flandre suite aux rejets. Mais il estime que l’on peut reprocher aux Pays-Bas “de ne pas avoir respecté l’obligation européenne en matière d’évaluation de l’impact environnemental et que la Flandre n’a donc pas pu imposer de conditions sur les rejets”.

Discussion aux Pays-Bas

Aux Pays-Bas même, un débat est en cours depuis un certain temps sur les conséquences néfastes possibles des rejets de la zone industrielle de Chemelot, entre autres pour la production d’eau potable. Par exemple, fin septembre, plusieurs dizaines d’activistes et sympathisants d’Extinction Rebellion ont manifesté devant le siège de l’Office des eaux du Limbourg contre les rejets “nuisibles” et le “permis bizarre” obtenu par Chemelot.

C’est également un sujet de discussion au sein du conseil général de l’Office des eaux et plusieurs partis souhaitent la fin du permis d’eau.

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