SÉOUL (dpa-AFX) – La Corée du Sud a imposé de nouvelles sanctions à son voisin nord-coréen, largement isolé, suite au lancement la semaine dernière de son premier satellite de reconnaissance militaire. Le ministère des Affaires étrangères à Séoul a nommé vendredi onze Nord-Coréens qui avaient été mis sur liste noire. Ainsi, cinq personnes, dont des employés de l’agence aérospatiale nationale NATA, sont liées au développement des satellites et des armes de leur pays. Les transactions financières non autorisées avec les personnes concernées par les Sud-Coréens sont donc interdites sous peine de sanction.
Le ministère accuse six autres Nord-Coréens d’être impliqués dans le développement et la mise en œuvre du programme de missiles balistiques. Selon leur conception, ces fusées peuvent également être équipées d’une ogive nucléaire.
Séoul a pris cette mesure en étroite coordination avec les États-Unis, le Japon et l’Australie. Ces trois pays ont également décidé chacun de leurs propres sanctions contre les personnes et organisations agissant au nom de la Corée du Nord. Les quatre pays partenaires accusent la Corée du Nord d’avoir utilisé des technologies directement liées à son programme de missiles balistiques intercontinentaux lors du lancement du satellite le 21 novembre. Les résolutions de l’ONU interdisent au pays de lancer ou même de tester des missiles balistiques.
Avec le lancement du satellite espion, la Corée du Nord a déclaré qu’elle exerçait son droit de légitime défense. L’objectif de la Corée du Nord est de pouvoir mieux surveiller la Corée du Sud et les États-Unis, qu’elle considère comme des États hostiles. Les tensions dans la péninsule coréenne ont récemment augmenté de manière significative./dg/DP/ngu

