L’avant-centre débloque le match sur penalty, puis le ferme après le doublé de Kostic. Blessure à Miretti, Allegri à moins de 4 de la septième place
Le choc direct, comme l’avait défini Massimiliano Allegri ces derniers jours, revient à la Juventus. Salernitana a battu 3-0 à Arechi, grâce à deux buts d’un Vlahovic ressuscité, entrecoupés d’un but de Kostic. Une victoire qui relance la marche des Bianconeri dans le championnat, fraîchement sortie du mauvais KO interne contre Monza et du -15 au classement infligé par la Cour fédérale d’appel, et en même temps arrête à nouveau le voyage des joueurs de Campanie, après le succès de Lecce.
LES CHOIX
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Formation au marché pour Davide Nicola : seul Lassana Coulibaly, parmi les propriétaires, était déjà à Salerne l’an dernier. Trois recrues en janvier : Ochoa dans les buts, Troost-Ekong en défense et Nicolussi Caviglia (prêté par la Juve, c’est le seul changement par rapport à la composition initiale du match remporté à Lecce) dans l’entrejeu. Piatek mène l’attaque à la grenade. De son côté, Max Allegri fait encore le choix de la prudence, reportant le rendez-vous d’1′ pour le super trident Di Maria-Vlahovic-Chiesa. Le fils d’Enrico finit sur le banc. Par rapport au onze vu lors de la dernière journée contre Monza, trois changements : Alex Sandro pour Gatti en défense, Locatelli aux commandes à la place de Paredes et Miretti préféré à Fagioli comme milieu de terrain. De Sciglio est sur l’aile droite, en dehors de la formation de départ Cuadrado.
DUSAN EST LÀ
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Avant le match, un moment émouvant avec le président de Salernitana, Danilo Iervolino, et le Chief Football Officer de la Juve, Francesco Calvo, qui s’échangent le maillot d’Andrea Fortunato, arrière latéral noir et blanc natif de Salerne décédé en 1995 de leucémie à seulement 23 ans. Au coup d’envoi de l’arbitre de Rapuano, les hôtes sont immédiatement agressifs, avec le 4-5-1 passif de Nicola qui se transforme en 4-3-3 en phase de possession, grâce à l’avance rapide de Candreva d’un côté et de Dia de l’autre. La Juve est partie plus posée et un peu décalée (5 fautes à 0 après 20′), Rabiot écopant d’un carton jaune et risquant peu après la deuxième sanction pour une intervention sur Bradaric. A la 25e minute pourtant, le jeu penche du côté des bianconeri : ingéniosité colossale de Nicolussi Caviglia, qui renverse Miretti dans la surface, après l’invention d’un ailier gauche par Di Maria. Penalty, que Vlahovic transforme avec le frisson : le ballon embrasse le poteau et finit derrière Ochoa, qui avait deviné le premier tir au but du match. Car le Serbe renoue avec la Juve après presque quatre mois, grâce aussi à l’aimable concession de Di Maria, généreux en laissant le penalty à son partenaire. Un but qui galvanise Vlahovic et fait exploser le compte-tours de Salernitana, qui peine à se remettre sur les rails. A la 33e minute, suite à un lancer de l’habituel Di Maria, Dusan tente un redoutable rappel de sa frappe du gauche : out, mais un geste technique d’applaudissement. Quatre minutes plus tard, échappée sur la gauche, fermée par une diagonale juste à l’extérieur. La Juve a perdu Miretti en raison d’une blessure (entorse de la cheville gauche, à l’intérieur de Fagioli), mais l’équipe d’Allegri a désormais le contrôle total. Et, paradoxalement, le seul faux jeu en première mi-temps de Vlahovic vient du doublé : Dusan rate son tir du droit, mais sa tentative se transforme en passe décisive involontaire pour Kostic, qui anticipe une sortie imparfaite d’Ochoa et marque. Le gardien mexicain se rachète en partie juste avant la pause, bloquant de belle manière Locatelli sur une énième passe divine d’un Di Maria très inspiré.
SANS HISTOIRE
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Nicola essaie de se mettre à l’abri, insérant Lovato pour Vilhena et passant à une défense à trois. Mais après 2′ en seconde période une autre erreur de Nicolussi Caviglia se transforme en but qui clôt le match : le milieu de terrain grenade perd le ballon dans sa ligne de front, Fagioli est bon pour déclencher Vlahovic, qui ne pardonne pas du pied gauche. Pourtant, Salernitana y met sa fierté et Dia a failli glisser Szczesny sur un tir croisé du droit de Sambia. La Juve, cependant, joue en douceur et a un duo possédé par un démon à l’avant : à la 8e minute, Vlahovic agit comme une banque pour Di Maria, qui frappe d’abord avec son pied gauche de l’extérieur et frappe la barre transversale pour battre Ochoa. À la 15e minute, autre changement pour les hôtes : Bonazzoli pour Bradaric. Et la nouvelle entrée du pied gauche de seize mètres donne immédiatement la chair de poule à Szczesny, touchant le poteau. Allegri dessine aussi sur son banc : voici Chiesa et Cuadrado pour Di Maria et Kostic. Cependant, le match est déjà sur la glace depuis un moment, même si des opportunités se présentent à droite et à gauche. Un aussi pour Chiesa à la 30e minute, sur un service de son ami Vlahovic, mais la frappe du pied droit depuis une position favorable passe à côté. Il y aura du temps pour affiner la compréhension comme au temps de Florence. Alors que le dernier à entrer Kean frappe le poteau à l’invitation de Chiesa. C’est la dernière émotion d’une soirée exclusivement dans les tons noir et blanc.
7 février 2023 (changement 7 février 2023 | 23:11)
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