Il tombe maladroitement avec la porte de la maison, ou plutôt : avec son vélo dans la rue. Erik Odekerke, le nouvel aumônier adjoint, n’aime pas la supériorité naturelle. Heureusement, il a un ange gardien qui lui chuchote la sagesse, bien qu’il soit en désaccord avec elle en un rien de temps.

C’est une entrée emblématique de la comédie musicale qui est vaguement basée sur la série télévisée à succès des années 1970. L’histoire se déroule dans un village du sud du Limbourg entre 1914 et 1918. Erik Odekerke n’a pas de chance : il se heurte au pasteur conservateur-religieux de service, tombe amoureux et tente désespérément de sauver la communauté, ravagée par l’industrie charbonnière. . Il se retourne d’abord contre lui, audacieusement alors qu’il sort juste se promener avec la jeune Miete.

Joes Brauers joue Erik merveilleusement maladroit, sensible et avec une pointe d’autodérision. Il forme un charmant couple avec Nandi van Beurden (Miete) ; le clic entre les deux personnages aurait facilement pu devenir trop doux, mais cela est habilement contourné avec un jeu en couches. Les autres personnages sont moins superposés, même s’il y a beaucoup de plaisir à avoir avec eux. Angela Schijf est sur une lancée en tant qu’ange gardien maladroit, parfois carrément grincheux, qui perd progressivement sa foi en les gens. Avec Suzan Seegers en tant que femme de ménage d’une humeur attachante, elle apporte beaucoup d’humour.

Lire aussi cet entretien avec Nandi van Beurden

Rapides

Alors que la première mi-temps devrait s’attacher davantage à la douceur des personnages qu’à des développements passionnants de l’intrigue, après la pause l’écrivain André Breedland opte soudain pour une accélération anecdotique : avec, entre autres, l’industrie minière disruptive, l’exode de l’église, la montée des socialisme, la mort de deux villageois et les remords d’Erik. C’est trop, donc rien n’est vraiment bien travaillé.

Joes Brauers comme aumônier adjoint Erik Odekerke

Photo Roy Beusker

Avec son décor sobre, Journal d’un chien de berger une comédie musicale intimiste dans une veste beaucoup trop ample. La performance se noie parfois dans l’immense salle du centre de congrès MECC. Il existe de nombreuses chansons d’ensemble (composition : Ad van Dijk), qui sont musicalement fortes et polyvalentes, mais qui ne sont en aucun cas toujours intelligibles. Un orchestre de quarante musiciens crée de temps en temps une atmosphère, un vrai cheval qui fait son apparition deux fois brièvement est tout simplement un non-sens.

Les scènes intimes entre Erik et Miete sont typiques : le réalisateur Servé Hermans les situe à plusieurs mètres en arrière sur l’énorme scène, de sorte qu’il a besoin d’une caméra pour projeter leurs expressions faciales en grand. Cela trie une distance énorme. Dommage : vous ne voulez pas enregistrer ces beaux moments, vous voulez les ressentir !



ttn-fr-33