Le parcours éprouvant de Chelsea Connell après une sleeve gastrique

En juin 2021, Chelsea Connell a dépensé 9 000 £ pour une sleeve gastrique, espérant que cette opération changerait sa vie. À l’époque, cette mère de deux enfants, âgée de 28 ans, pesait 16 stone et faisait une taille 20, se sentant profondément insatisfaite de son corps après la naissance de son premier enfant.

Après trois années de recherche approfondie, elle a décidé de prendre rendez-vous au Spire Hospital, une clinique privée à Manchester, pour subir son opération le 22 juin 2021. Cependant, son rêve s’est rapidement transformé en un véritable cauchemar. Après cette opération apparemment réussie, Chelsea a commencé à éprouver des difficultés à marcher, avec des problèmes de vision trouble, des migraines et des vertiges.

De l’opération à la détérioration de la santé

Suite à une série de tests médicaux, Chelsea a appris qu’elle souffrait d’une encéphalopathie de Wernicke, une condition neurologique sévère, ainsi que d’un dommage cérébral irréversible. Malgré la gravité de sa situation, Chelsea affirme ne pas regretter sa décision. Sa perte de poids lui a permis de concevoir sa fille, et elle n’hésiterait pas à recommencer si c’était à faire.

Actuellement âgée de 32 ans, Chelsea a partagé avec MailOnline qu’elle se battait avec son poids et que l’opération était pour elle une forme d’espoir. Toutefois, elle ne s’attendait pas aux conséquences dévastatrices qui suivraient cette intervention. « Après l’opération, tout a basculé. J’ai commencé à ressentir des vertiges, et je ne pouvais rien garder dans mon estomac », explique-t-elle.

Complications fatales et négligence médicale

À peine deux semaines après son opération, Chelsea a été admise à l’hôpital royal de Glasgow où les médecins tentèrent de comprendre ses souffrances. Après plusieurs examens, ils ont découvert qu’elle souffrait de malnutrition et d’une carence en thiamine (vitamine B1), entraînant des effets dévastateurs sur son cerveau. « Si j’avais reçu de meilleurs soins après l’opération, ma vie serait différente », regrette-t-elle.

Chelsea déplore le manque de suivi personnalisé qu’elle a reçu après son opération. « Ils ne m’ont pas vraiment écoutée, ils ont simplement vérifié le bandage gastrique. Ce n’est qu’après de nombreux tests qu’ils ont réalisé que mon état était bien plus sérieux », précise-t-elle.

Un combat pour retrouver l’autonomie

Un moment, Chelsea a craint pour sa vie. « J’étais si faible que je ne pouvais même pas me lever », raconte-t-elle. Son état s’est détérioré au point où elle ne pouvait plus se déplacer sans assistance. « J’ai dû faire appel à ma mère pour intervenir auprès des médecins, sinon je ne pense pas que j’aurais eu le droit à ce suivi nécessaire », dit-elle. Elle décrit ses symptômes comme un véritable calvaire, se battant quotidiennement avec des vomissements constants et des douleurs atroces.

En raison de ses troubles visuels, Chelsea est désormais partiellement aveugle, ce qui complique ses déplacements. Elle raconte que même des activités simples comme faire les courses ou monter des escaliers sont devenues de véritables défis.

Des changements de vie inévitables

Après son long séjour à l’hôpital, Chelsea a dû modifier son style de vie. Elle a dû remplacer sa douche par une baignoire pour pouvoir se laver sans risque de chute. Elle a également dû abandonner son rêve d’ouvrir un salon de beauté après avoir investi dans une formation professionnelle. « Le bandage gastrique a complètement modifié le cours de ma vie. J’ai dû mettre tout cela de côté », regrette-t-elle.

Bien que Chelsea ait perdu du poids et ne souffre plus de problèmes de santé liés à l’obésité, elle vit avec les séquelles de son opération. Elle explique que même si elle est heureuse pour sa perte de poids et la naissance de sa fille, elle ne souhaiterait pas cette expérience à sa « pire ennemie ». « J’ai dû essayer plusieurs traitements pour soulager mes symptômes, mais très peu ont fonctionné », confie-t-elle.

Spire Healthcare a indiqué à MailOnline qu’ils restaient en contact direct avec Chelsea pour discuter de ses préoccupations, tout en précisant qu’ils ne pouvaient pas fournir davantage d’informations en raison des lois sur la confidentialité des patients.

Chelsea continue de faire face à des défis quotidiens, mais elle reste positive. Elle a retrouvé une certaine indépendance et, malgré ses souffrances, se concentre sur la vie qu’elle a et sur sa famille.



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