Janez Janša, déjà ministre-président à trois reprises, a été de nouveau élu en tant que premier ministre.
Le retour de Janez Janša au pouvoir
Le 22 mai 2026, Janez Janša a été élu une nouvelle fois ministre-président de la Slovénie par le Parlement. Il a obtenu 51 voix en sa faveur, tandis que 36 députés se sont opposés à sa nomination. Janša a exprimé son intention de former un gouvernement minoritaire, soutenu par plusieurs partis, dont la formation Resnica, issue de la mouvance de protestation durant la pandémie de COVID-19.
Un parcours politique tumultueux
Âgé de 67 ans, Janez Janša est connu pour son admiration envers l’ancien président américain Donald Trump et son amitié avec l’ex-premier ministre hongrois Viktor Orban. Sa carrière politique a été marquée par des tensions avec l’Union européenne et des controverses concernant la liberté de la presse.
Quatrième mandat depuis 2004
Janša entame son quatrième mandat en tant que premier ministre, devenant ainsi l’un des dirigeants les plus influents du pays. Il succède à Robert Golob, dont le mouvement de liberté n’a pas réussi à maintenir une majorité après les dernières élections parlementaires de mars.
Les promesses d’une nouvelle gouvernance
Dans son discours d’investiture, Janša a promis d’engager des réformes axées sur la décentralisation, la réduction de la bureaucratie et la lutte contre la corruption. Des mesures controversées, telles que l’introduction de tests de dépistage de drogues obligatoires pour les fonctionnaires, ont également été évoquées.
Un bilan chargé
Les précédents mandats de Janša ont été entachés de scandales de corruption et de critiques concernant ses attaques répétées contre les médias indépendants. Avant son élection, il avait déjà été accusé de menaces envers des organisations civiles et des syndicats. Ce passé agité soulève des questions quant à la direction de son nouveau gouvernement.
Conclusion
Alors que Janez Janša prend ses fonctions, des observateurs politiques s’interrogent sur ses capacités à rassembler un soutien suffisant pour mener à bien ses réformes. Son parcours indique clairement qu’il devra naviguer dans un paysage politique complexe, à la fois à l’intérieur de la Slovénie et vis-à-vis de l’Union européenne.

