OUAujourd’hui, 15 mai, Journée internationale de la famille, le Rapport FragilItalia Famille. Perception, rôle et facteurs de crise. Le défi de la chute de la natalité. Un rapport préparé par Espace Etudes Legacoop et Ipsos qui se concentre principalement sur qu’est-ce que les Italiens entendent par le terme famille. Si les enjeux importants qui gravitent autour de ce mot sont connus, des familles arc-en-ciel à la baisse des naissances, certaines croyances et envies peuvent surprendre.
La famille est l’union de deux personnes, même du même sexe
Par exemple, que pour 64% (71% des femmes, 56% des hommes) la famille est une union entre deux personnes qui décident de vivre ensemble pour poursuivre un projet de vie commun, qu’ils soient de sexe différent ou de même sexe. Une réponse qui reflète l’époque.
Une vision plus “traditionnelle”, qui ne la conçoit que comme l’union entre un homme et une femme unis par le mariage civil ou religieux, est l’apanage de 22% (32% dans les îles, 27% dans la classe ouvrière).
Concernant les fonctions les plus importantes de la famille, 49% indiquent lal’éducation des enfants (55% pour les hommes). 47% la soutien et entraide parmi ses membres et 44% de soutien psychologique pour que les membres se sentent accepté et protégé (53% pour les femmes).
Mariage : pour 7 sur 10 la base de la famille
On peut aussi s’étonner que l’union à la base de la famille pour 7 répondants sur 10 (71%, en hausse de 6 points de pourcentage par rapport à il y a deux ans) soit sanctionné par le mariage. La menace sur les fondements affectifs de cette union ? Pour plus de 8 Italiens sur 10, elles viennent de l’égoïsme, du manque de communication, de la difficulté à assumer ses responsabilités, de l’incapacité à faire des sacrifices et à s’adapter aux autres. Par rapport à il y a 2 ans, le poids des difficultés de communication, de l’insécurité, du manque de planification, des engagements professionnels et de la perte de statut social a diminué. Le désir de nouvelles expériences et d’une plus grande liberté individuelle grandit.
Chute des naissances et désir d’avoir des enfants : 7 sur 10 en veulent au moins 2
Sur la question très actuelle de la baisse des naissances, ou baisse de la natalité (problème perçu comme urgent par 74% des Italiens) : pour plus de 7 Italiens sur 10, les principales causes sont les bas salaires, la précarité de l’emploi, le manque de la prise en charge des frais d’éducation des enfants, le manque de services généralisés accessibles à tous. Ce qui est peut-être surprenant, c’est le désir d’avoir des enfants, clairement exprimé aussi par les jeunes : 7 sur 10 en voudraient au moins deux. Près d’un tiers trois ou plus.
Ce sont les résultats d’une analyse menée sur un échantillon représentatif de la population.
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