Situation critique à bord du MV Hondius : État des lieux

Le 10 mai 2026, le MV Hondius a fait escale au large de Granadilla de Abona, à Tenerife, après avoir été touché par une épidémie de hantavirus. Les autorités espagnoles ont confirmé que cette flambée a entraîné trois décès et au moins six infections confirmées. Ce hantavirus, de la souche andine, est rare et peut se transmettre entre humains dans des contacts très rapprochés.

Débarquement en cours : les premières étapes

À partir de 9h30 heure locale, le débarquement des 14 passagers espagnols a officiellement débuté. Tous les passagers et membres d’équipage restent asymptomatiques. Le gouvernement espagnol a organisé une opération de repatriement, séparant les passagers par nationalité en fonction des disponibilités aériennes. Les passagers espagnols seront transportés vers Madrid, où ils seront placés en quarantaine à l’hôpital Gómez Ulloa.

Réaction du gouvernement canarien

Le président du gouvernement des Canaries, Fernando Clavijo, a exprimé son mécontentement face à l’extension des délais du débarquement, qui devait initialement durer 12 heures. Il a ensuite informé que l’accord avait été contourné, suscitant des inquiétudes quant à la gestion de la situation par les autorités nationales.

Suivi et sécurité sanitaire

La ministre espagnole de la Santé, Mónica García, a assuré que les personnes à bord étaient classées comme « contacts à haut risque ». L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé un suivi pour tous les passagers durant 42 jours. Des équipes de santé publique ont embarqué sur le navire pour superviser la situation, et la ministre a qualifié cette opération de « succès » malgré les défis rencontrés.

Précautions face au hantavirus

Le ministère de la Santé a affirmé que le rongeur Oligoryzomys longicaudatus, principal vecteur du virus Andes, ne représente pas une menace pour l’Espagne. Aucun risque d’introduction de ce rongeur ou de transmission par voie rongeur-humain n’est affirmé dans leur dernier rapport.

Contexte politique et réactions

Pendant que la crise se déroule, des enjeux politiques émergent. Alberto Núñez Feijóo, leader du Parti Populaire, utilise cette situation pour critiquer la gestion du gouvernement de Pedro Sánchez, soulignant la nécessité d’une direction compétente en cas de crise sanitaire.

Expertise et prévisions

Des experts, comme Quique Bassat, directeur de l’Institut de Santé Globale de Barcelone, ont critiqué des affirmations sensationnalistes concernant l’arrivée de rongeurs à partir du navire. Il a assuré que le déroulement de l’opération était exemplaire et coordonné avec de nombreux pays.

Conclusion : Une situation sous contrôle, mais surveillée

Bien que la situation à bord du MV Hondius soit sous contrôle grâce aux efforts coordination des autorités, le risque d’infection et de transmission demeure une préoccupation. L’attention des médias et des politiques doit donc rester concentrée sur la santé publique et la sécurité des passagers, tout en veillant à ce que des mesures appropriées soient mises en place pour protéger la population locale.



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