BERLIN (dpa-AFX) – Le ministre fédéral de l’Économie Robert Habeck (Verts) a exploré les possibilités d’un « consensus énergétique » multipartite avec le leader de la CDU Friedrich Merz en mars 2022. C’est ce qui ressort des documents ministériels dont dispose le « Süddeutsche Zeitung ». Un document dont dispose l’agence de presse allemande montre qu’un mois après le début de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine, le ministère a envisagé de “forger un consensus politique plus large” incluant l’Union et les Länder comme option. Cela pourrait envoyer un « signal de sécurité énergétique comme une préoccupation nationale majeure ».
Une autre variante mentionnée dans le journal est la « stratégie de sécurité énergétique » du gouvernement et des factions qui la soutiennent – et c’est ce qui s’est produit.
Selon le journal, Habeck et Merz se sont rencontrés le 24 mars 2022. Dans un modèle destiné à préparer la discussion, d’éventuelles concessions sur la durée de vie du nucléaire ont été discutées, allant d’un nouvel examen de la sortie du nucléaire à une “prolongation de la durée de vie de X années sans remise en matière de sécurité”. Selon les informations de la dpa, Habeck aurait eu une semaine plus tard un appel téléphonique avec le vice-président du groupe parlementaire de l’Union, Jens Spahn (CDU).
En raison de la crise énergétique résultant de la guerre, le gouvernement fédéral a décidé de laisser fonctionner les trois derniers réacteurs quelques mois de plus que prévu initialement. La sortie du nucléaire allemand a été reportée du 31 décembre 2022 au 15 avril 2023. La durée de l’exploitation continue des centrales électriques et la décision d’abandonner définitivement l’énergie nucléaire ont suscité des débats et des controverses houleux.
La sortie du nucléaire fait également l’objet d’une commission d’enquête du Bundestag. L’ancien secrétaire d’État à l’Économie Patrick Graichen devrait notamment témoigner aujourd’hui. L’Union accuse surtout Habeck ainsi que la ministre fédérale de l’Environnement Steffi Lemke (Verts) et Habeck de ne pas avoir examiné de manière “ouverte” et “impartiale” la poursuite de l’exploitation des centrales nucléaires en Allemagne./hoe/DP /jha

