SIndaco Gualtieri, l’annonce de la construction d’une centrale de valorisation énergétique des déchets sous contrôle public est un tournant vis-à-vis de l’administration Raggi, étant donné que vous-même aviez été vague sur le sujet pendant la campagne électorale.
Pendant la campagne électorale, j’avais entrepris de présenter un plan d’ingénierie d’usine biologique pour fermer le cycle des déchets à Rome et c’est ce que nous avons fait aujourd’hui. Rome dépend actuellement entièrement de débouchés polluants, chers et précaires autour de l’Italie et de l’Europe. Avec les usines envisagées par le nouveau plan, à commencer par l’usine de valorisation énergétique des déchets, nous réduirons de 90 % le besoin actuel de décharges et nous atteindrons une fermeture quasi totale du cycle dans la zone. Nous y parviendrons en réduisant les émissions de 45 %, en produisant l’énergie consommée chaque année par 150 000 familles, en récupérant des ressources précieuses pour améliorer la collecte et réduire le tarif pour les Romains et les entreprises. C’est un tournant historique pour la ville mais aussi pour le pays.

Vous avez vous-même admis que “Rome est plus propre que nous ne l’avons trouvée, mais bien en deçà des normes que nous nous sommes fixées”. L’usine de valorisation énergétique des déchets devrait en effet résoudre le problème séculaire de la précarité des débouchés. Mais que faut-il faire en termes d’outils de collecte ?

L’extraordinaire plan de nettoyage a lancé la réingénierie de la collection qu’il appartiendra désormais à la nouvelle direction d’Ama de finaliser et de mettre en œuvre. La solution du problème végétal est une condition fondamentale de ce processus qui nécessite plus de moyens et un cadre de certitude et de stabilité des débouchés. Nous investirons dans le retour au balayage généralisé des rues et des trottoirs et dans l’utilisation des technologies les plus avancées pour favoriser la collecte sélective des déchets. A travers le nouveau contrat de service, l’Ama municipale sera mise en place pour assurer une plus grande attention aux problèmes spécifiques des différents territoires.

Le plan déchets de la région du Latium, cependant, ne prévoit pas la construction de nouvelles usines de valorisation énergétique des déchets et l’hostilité des M5, désormais au conseil de Nicola Zingaretti, est connue. Comment sortir ?

Nous travaillons avec le gouvernement et la Région pour permettre à Rome de boucler son cycle de déchets avec tous les outils nécessaires et de recourir à des procédures, y compris extraordinaires, pour assurer rapidité, certitude et efficacité, en surmontant la contrainte imposée par le plan régional. Une contrainte dictée par les erreurs de la précédente administration capitoline qui a transmis à la Région des données irréelles qui ont donc conditionné l’analyse. Je suis sûr que nous saurons trouver des solutions adaptées également à la lumière des prochaines échéances du jubilé à l’égard desquelles, en outre, le maire a une double responsabilité directe en tant que commissaire du gouvernement. La capitale ne peut pas se payer le luxe d’arriver sans préparation à ce rendez-vous.



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