La paralización de más de 22 mil unidades de transporte público en Lima y Callao marque ce 14 janvier comme une journée critique pour la mobilité urbaine au Pérou. Les gremios du transport formel ont décidé de suspendre leurs activités pendant 24 heures, en réaction à l’augmentation des attentats et des extorsions visant les conducteurs et les entreprises récemment signalés.
Décisions et revendications des transporteurs
Ce mouvement a été décidé à l’issue de plusieurs réunions entre les représentants du secteur, qui déplorent le manque d’avancées dans la régulation de la Loi 32490. En seulement dix jours de l’année, huit attentats ont été signalés, faisant peser une menace sérieuse sur la sécurité des professionnels du transport.
Un appel urgent à la sécurité
Le choix d’avancer le mouvement de grève, initialement prévu pour le 15 janvier, découle des récents assassinats de chauffeurs. Les leaders syndicaux indiquent qu’un décès quotidien a été enregistré dans le secteur, dépassant les niveaux de violence constatés lors de précédentes manifestations. Cette situation alarmante a poussé Martin Ojeda, porte-parole des transporteurs, à exiger des actions concrètes de la part des autorités pour contrer l’insécurité croissante.
Impact sur les services et les institutions
Travail à distance et suspensions scolaires
La Corte Superior de Justicia de Lima Sur a annoncé qu’en raison du mouvement de grève, toutes les activités administratives et juridiques, ainsi que les audiences, se dérouleront à distance le 14 janvier. Cette mesure vise à protéger les travailleurs et le public tout en assurant la continuité des services judiciaires.
De plus, plusieurs universités, y compris la Universidad del Pacífico et la Universidad Antonio Ruiz de Montoya, ont décidé de transférer leurs activités à un format virtuel, affectant ainsi des milliers d’étudiants.
Réactions gouvernementales
Reconnaissance des erreurs en matière de sécurité
Le président par intérim José Jerí a tenu des discussions avec les leaders syndicaux, en reconnaissant les insuffisances dans la gestion de la sécurité, surtout après des changements récents au sein de la PNP. Il a également promis d’intensifier la coordination et de respecter les décisions des transporteurs.
Problèmes persistants
Bien que le gouvernement évoque des réformes pour réduire la criminalité, des critiques persistent concernant l’absence de résultats tangibles. Les autorités affirment également qu’il existe des éléments malveillants infiltrés dans le secteur du transport, une accusation rejetée par les dirigeants des syndicats.
Quelles entreprises sont concernées?
De nombreuses entreprises, dont La 50, Santa Catalina et Cristo Pachacamilla, cessent leurs activités. La Corporación Nacional de Empresas de Transporte (Conet Perú), présidée par Julio Rau Rau, a également annoncé la suspension totale du service, envoyant une délégation au Congrès de la République pour exprimer ses revendications.
Martin Ojeda a souligné que cette décision est le reflet d’un ras-le-bol face à l’absence d’actions efficaces pour améliorer les conditions de sécurité, appelant à la nécessité d’une présence policière renforcée sur les lignes de transport.


