Le gouvernement surveille avec inquiétude les prix du gaz à Amsterdam et l’ouverture ce matin à 291 euros le mégawattheure ne contribue certainement pas à faire baisser le niveau d’alerte. Le Premier ministre Mario Draghi a prévu aujourd’hui une rencontre avec des techniciens au Palazzo Chigi. L’exécutif veut comprendre que les pics de gaz ne sont que le résultat de spéculations violentes, donc un phénomène passager, ou s’il s’agit d’augmentations structurelles.
Garofoli : le gouvernement prêt à intervenir sur les prix du gaz
S’exposer pour le gouvernement était le même sous-secrétaire du Palazzo Chigi et bras droit de Draghi Roberto Garofoli qui a assuré depuis la scène de la réunion de Rimini: «Les récentes augmentations des prix des sources d’énergie suscitent davantage d’inquiétude. Le gouvernement continuera dans les semaines à venir à surveiller cette situation et à aller dans le sens tracé par le chef de l’État au moment de la dissolution des Chambres », présageant ainsi le possible lancement de mesures qui s’ajoutent à celles déjà mises en œuvre dans ces derniers mois pour contrecarrer les effets de la hausse des prix.
Les hypothèses sur le terrain
La ligne de l’exécutif est d’éviter de nouveaux décrets et de laisser l’initiative au nouveau gouvernement également sur le front du gaz mais si l’alarme continue de monter il faudra trouver un remède et il n’est donc pas exclu que le gouvernement sortant intervienne à nouveau par décret après avoir consulté les partis de l’ancienne majorité des larges accords désormais éclatés en trois pôles qui s’affrontent chaque jour dans la campagne électorale. L’autre grande inconnue est alors représentée par la couverture que nécessiterait un éventuel décret de ce type.
La mise à jour trimestrielle des factures
Avec la flambée des prix du gaz désormais hors de contrôle, en octobre, quand arrive la mise à jour trimestrielle des tarifs par l’Autorité de l’énergie (Arera), certains craignent le doublement des factures. Et les mesures déjà prises par le gouvernement Draghi pour contenir les hausses avec le décret Aid bis risquent de ne pas suffire. Le numéro un d’Arera, Stefano Besseghini, a déjà déclaré qu’il faudrait en septembre vérifier si les moyens déployés jusqu’ici sont suffisants. A la fin du mois prochain, l’Autorité lancera la mise à jour des tarifs, qui entrera alors en vigueur le 1er octobre. Une révision qui interviendra justement dans la phase de transition entre l’exécutif en place et celui qui entrera en fonction après les élections du 25 septembre et qui, au mieux, sera opérationnel à la mi-novembre.

