El proceso, iniciado el 14 de febrero de 2025, se ampara en la normativa luxemburguesa, favorable para ejecutar laudos internacionales. Foto: composición Infobae Perú

La Contraction d’un Litige International : Le Cas de ACS et le Pérou

Le groupe espagnol ACS, dirigé par Florentino Pérez, a récemment obtenu un jugement en faveur de l’embargo des biens de la République du Pérou pour un montant dépassant 315 millions de dollars. Cette décision a été prise par un tribunal à Luxembourg, en réponse à un non-paiement d’une partie des compensations décidées par le Centre International de Règlement des Différends Relatifs aux Investissements (CIADI). Ce litige remonte à plus de huit ans et concerne le Métro de Lima, un projet dont la concession est détenue principalement par ACS.

Les Origines du Litige

La controverse a débuté en janvier 2017 lorsque la société concessionnaire du Métro de Lima, soutenue par ACS, a engagé une procédure d’arbitrage contre l’État péruvien devant le CIADI. Les revendications comprenaient des retards dans la remise des terrains, des défauts dans l’approbation des études techniques et d’autres manquements contractuels qui, selon la société, ont entraîné des surcoûts et des délais dans la réalisation de l’ouvrage. Les deux parties ont alors avancé des réclamations mutuelles s’élevant à plus de 700 millions de dollars.

Le Jugement du CIADI

Le 21 mars 2024, le CIADI a rendu un jugement partiel en faveur de la société concessionnaire, qui a été modifié le 30 octobre de la même année pour rectifier des erreurs matérielles demandées par ACS. Le verdict final a fixé l’indemnisation à approximativement 456 millions de dollars, plus des intérêts simples calculés au taux LIBOR + 2% jusqu’au paiement intégral.

Los reclamos incluían demoras en
Les réclamations incluaient des retards dans la cession des terrains, le manque d’approbation rapide des études techniques et divers manquements au contrat. Photo : Efecto Responsable

Le Montant Impayé et le Contexte du Recours Juridique

Malgré la décision du CIADI, le gouvernement péruvien n’a versé que 106 millions de dollars, correspondant à des dommages financiers et à une partie des frais de justice. D’autres 56 millions de dollars ont été suspendus par une ordonnance du tribunal arbitral, à la suite d’une demande de révision partielle du jugement par le Pérou en juin 2024.

Ainsi, le montant restant est resté impayé, permettant à la concessionnaire d’entamer une action d’exécution partielle selon la législation internationale. Par conséquent, ACS a choisi de se rendre à Luxembourg pour sécuriser le recouvrement de la somme due.

Les Interventions du Gouvernement Péruvien

Face à l’exécution lancée par ACS, l’État péruvien a déposé, le 26 février 2025, une demande d’annulation partielle du jugement. Cette demande se concentre sur ce que l’on appelle les “Dommages Sous Protestation”, les dommages de construction et les intérêts et frais associés. De plus, le Pérou a demandé la suspension complète de l’exécution, une requête qui sera évaluée par une commission ad hoc du CIADI, avec une décision attendue pour le 15 octobre 2025.

Toutefois, le processus d’annulation pourrait s’étendre jusqu’à la fin de 2026, ce qui ouvrirait à la concessionnaire la possibilité de continuer les embargos dans l’intervalle.

Ante el inicio del proceso
Face à l’initiation du processus d’embargo par ACS, le 26 février 2025, le gouvernement péruvien a interjeté un recours pour annuler partiellement le jugement arbitral. Photo : Hegel

Conséquences et Perspectives d’Avenir

Cet arbitrage se classe parmi les plus significatifs pour ACS au cours de la dernière décennie et met en lumière les risques associés aux projets d’infrastructure en Amérique latine. Dans cette région, il est courant que les entreprises de construction européennes rencontrent des conflits avec les États à cause de retards, des modifications contractuelles ou des surcoûts.

Florentino Pérez a défendu publiquement l’arbitrage comme un mécanisme essentiel pour protéger les investissements et garantir le respect des contrats à l’étranger. L’initiative d’un embargo à Luxembourg ne vise pas seulement à recouvrer la somme due, mais établit également un précédent pour des litiges futurs sous l’égide de traités d’investissement.

Le conflit juridique entre ACS et l’État péruvien est loin d’être résolu. Avec plus de 300 millions de dollars en jeu et des procédures en cours à divers niveaux, cette affaire semble se poursuivre au cours des prochaines années. Le résultat dépendra des décisions prises par le CIADI et de la capacité des deux parties à parvenir à un accord éventuel qui éviterait un conflit long et coûteux.



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