ddeux films en compétition aujourd’hui : Monstres par Hirozaku Kore-eda: une ville de province surplombant un lac. Une mère célibataire, une enseignante qui s’occupe de ses élèves, une vie tranquille. Mais un jour ça explose une bagarre à l’école, un contraste banal entre enfants qui s’étend progressivement à l’ensemble de la société et qui implique les médias.
Les jeunes protagonistes de Monster.
Puis, un matin, alors que la tempête fait rage, les enfants disparaissent. Palme d’or en 2018 pour Une affaire de famille, Kore-eda, qui dans sa carrière prolifique (28 films en 24 ans) a touché différents genres, est maître dans l’histoire des relationssurtout au sein de la famille. Son film est très attendu.
La Corse, théâtre de la tragédie
Il y a alors Le retour de Catherine Corsini, un autre film arrivé à Cannes précédé de la polémique sur l’atmosphère d’abus qui aurait régné sur le plateau: Denys Podalydès et Virginie Ledoyen sont deux riches parisiens, ils demandent en mariage Khédidja (Aïssatou Diallo Sagna) pour s’occuper des enfants pendant un été en Corse. Pour la femme, la proposition représente l’opportunité de retourner avec ses filles, Jessica et Farah, sur l’île qu’elles avaient quittée quinze ans plus tôt dans des circonstances tragiques.
Entre projections et événements spéciaux Ville occupée par Steve McQueen qui dresse le portrait de sa ville d’adoption, Amsterdam, un lieu où, selon ses mots : « Il semble toujours y avoir deux ou trois récits parallèles se déroulant simultanément. Le passé est toujours présent, c’est comme vivre avec des fantômes». Départ Du livre Atlas d’une ville occupée (Amsterdam 1940-1945) écrit par Bianca Stigter, la femme de l’artisteMcQueen tisse ensemble l’histoire de l’occupation nazie et un voyage vivant à travers les dernières années de pandémie et de protestation.
Malcolm MacDowell dans Caligula.
Pour ceux qui ont le don d’ubiquité (le festival les a programmés simultanément) le Rendez-vous avec Michael Douglas et avec Pedro Almodóvarce dernier précédé de la projection de son moyen métrage occidental Mode de vie étrange avec Ethan Hawke et Pedro Pascal. Enfin, équipé de lunettes 3D, il vaut la peine de gravir la montée de la Sala Lumière pour voir Anselmele portrait que Wim Wenders a dédié à l’artiste Anselm Kiefer.
Le procès Goldman ouvre la Quinzaine
Un certain Regard ouvre également ses portes aujourd’hui – avec Les règnes animaux de Thomas Cailley avec Romain Duris et Adèle Exarchopouloscette dernière en mutation en une nouvelle espèce mystérieuse – et La Quinzaine des cinéastes con Le procès Goldman par Cédric Kahn avec Arieh Worthalter et Arthur Harari : novembre 1975, deuxième procès contre Pierre Goldman, militant d’extrême gauche, condamné au premier degré à la réclusion à perpétuité pour quatre vols à main armée, dont l’un avait causé la mort de deux pharmaciens. Georges Kiejman, un jeune avocat, le défend. Goldman, insaisissable et provocateur, risque la peine capitale et rend l’issue du procès incertaine.
Godard et Caligula, parmi les classiques
Toujours très riche la proposition de Rubrique Classiques: aujourd’hui dans l’assiette Le mépris de Jean-Luc Godard Et Caligula – La Coupe Ultime écrit par Goré Vidal et Roberto Rossellini, réalisé par Tinto Brass, avec Malcolm McDowell, Helen Mirren et Peter O’Toole.
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