Les accusations de Fernando Olivera contre Enrique Valderrama
Dans un climat de tension palpable lors du Débat Présidentiel 2026, Fernando Olivera, candidat du Frente de la Esperanza, a vivement critiqué Enrique Valderrama, représentant du Partido Aprista Peruano (APRA). Après avoir été victime d’une embuscade à son arrivée, Olivera a dénoncé la violence et a qualifié ses agresseurs de “cobardes”. Au lieu de se laisser intimider, il a utilisé cet incident pour renforcer son message politique.
Des attaques directes au cœur de la campagne
Olivera a affirmé que Valderrama incarne non pas un renouveau pour l’APRA, mais plutôt son déclin inévitable. Il a même déclaré que ce dernier serait le “sepulturero del APRA”, une affirmation qui évoque la profonde crise que traverse le parti. En faisant référence à Victor Raúl Haya de la Torre, le fondateur de l’APRA, il a exprimé que si Haya revenait à la vie, il serait consterné par l’état actuel de son parti.
Des accusations lourdes de conséquences
En poursuivant son discours, Olivera a lié l’APRA à des pratiques d’organisation criminelle violente, en faisant allusion à des événements tragiques des années 80, tels que les crimes perprétrés par le commando Rodrigo Franco. Cela a pour but de rappeler que l’histoire du parti est entachée de violence et de corruption.
Il a mis en avant une asymétrie dans la sphère politique, affirmant que les partis traditionnels considèrent le pays comme un “butin” à exploiter. Selon lui, les élections sont dominées par ceux qui ont des budgets exorbitants pour mener des campagnes massives, tandis que son mouvement reste engagé à défendre les plus démunis du pays.
Les enjeux des sondages et le spectre de la fraude
Interrogé sur sa position dans les sondages qui ne le placent pas en tête, Olivera a fait preuve d’un grand scepticisme. Il a assuré que les résultats du 12 avril 2026 seraient surprenants et qualifiés de “plébiscitaires”. Sa déclaration souligne la fracture entre les perceptions populaires et les chiffres fournis par les bureaux de sondage.
“Vous verrez comment ils vont être éberlués par les résultats”, a-t-il prédit, tout en mettant en garde contre la possibilité de fraude électorale.
Un message d’espoir pour le peuple
En clôture de son intervention avant de rejoindre le plateau TV, Olivera s’est montré optimiste quant à ses chances de succès, affirmant que la victoire est à portée de main. “Peut-être que nous gagnerons dès le premier tour, mais, quoi qu’il arrive, nous gagnerons. Le peuple est debout, et c’est maintenant ou jamais”, a-t-il déclaré.

