tuune autre rumeur circule en Russie. Et, après le deuxième avis reçu par l’agence fédérale des télécommunications du Kremlin pour violation de la nouvelle loi sur la presse, Novaya Gazeta arrête les presses et suspend les publications.
Novaya Gazeta, la censure ne pardonne pas
Le bâillon de Moscou touche aussi le journal des deux prix Nobel de la paixMikhaïl Gorbatchev qui l’avait co-fondé en ’93 e Dmitri Muratov qui le dirige depuis 1995. Le magazine, sur lequel il a également écrit Anna Politkovskaïa avant d’être assassinée, elle a décidé de suspendre les publications sur le Net et sur papier “jusqu’à la fin de l’opération spéciale sur le territoire de l’Ukraine”.

Le rédacteur en chef du plus grand journal indépendant russe Novaya Gazeta et le lauréat du prix Nobel de la paix 2021 Dmitry Muratov arrive pour rencontrer des journalistes devant les bureaux du journal à Moscou le 8 octobre 2021. (Photo de NATALIA KOLESNIKOVA / AFP) (Photo de NATALIA KOLESNIKOVA / AFP via Getty Images)
“Il n’y a pas d’autre moyen”, a écrit l’éditeur Muratov aux lecteurs. “Pour nous, et je le sais pour vous, c’est une décision terrible et douloureuse. Mais nous devons nous protéger les uns les autres ». Le troisième avis aurait coûté la révocation définitive de la licence.
La loi selon laquelle la guerre n’est pas la guerre
L’agence Roskomnadzor avait déjà mis en garde Novaïa Gazeta à deux reprises pour avoir utilisé le terme « invasion ». La loi qui le permet est celle votée rapidement par Poutine avoir plus de contrôle sur l’impression. Et cela fournit 15 ans de prison pour quiconque prononce le mot “guerre”, “offensive” ou “invasion”, au lieu de “opération militaire spéciale”.
Après le premier avis, le Cour européenne des droits de l’homme, qui avait envoyé un avertissement à la Russie lui demandant de ne plus poursuivre le journal. Ce ne fut pas le cas et la rédaction a décidé d’arrêter.
Novaya Gazeta et les enquêtes que Poutine n’a jamais aimées
Le journal russe, avec ses enquêtes courageuses sur la la corruption et sur le violation des droits de l’homme, en particulier en Tchétchénie, il a toujours dérangé Poutine. Mais après l’arrivée du nouveau hache de la censure avec le début de l’offensive en Ukraine, de nombreux journaux ont arrêté leur programmation ou ont été bloqués par Roskomnadzor. À partir de Dojd TV à Radio Ekho Moskvy (Echo de Moscou) à des dizaines de sites Web.

Novaya Gazeta
Novaya Gazeta a duré 34 jours de plusfaisant l’impossible pour continuer à pouvoir donner des nouvelles, sans encourir de sanction. Il avait enlevé le site tout contenu lié à la guerre, avait couvert le contenu de l’affiche de la journaliste Marina Ovsyannikova qui a fait irruption dans les informations du soir. En bref, pour rester, la rédaction a fait des compromis qui n’ont jamais été considérés comme même imaginables.
Mais cela n’a pas beaucoup aidé. Le 22 mars, le premier appel de Roskomnadzor, hier le deuxième. Et donc, il n’y a plus de médias indépendants en Russie.
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