Eni refait les calculs sur les bénéfices supplémentaires après la circulaire de l’Agence du revenu fin juin qui a clarifié les limites exactes du prélèvement ordonné par le gouvernement Draghi avec les décrets Énergie et Aide pour financer les augmentations anti-prix. Ainsi, sur la base du nouveau calcul, la contribution du groupe dirigé par Claudio Descalzi passe de 550 millions à 1,4 milliard au total. Presque triplé. Sur la base du nouveau chiffre, donc, le Chien à Six pattes a payé l’intégration de l’avance, égale à 340 millions, dans le premier des deux délais fixés par l’exécutif pour régulariser les positions des entreprises concernées par la taxe.
Le titre Eni à la bourse, il sent le pincement et descend brusquement jusqu’à Piazza Affari.
L’appel auprès de l’Agence du revenu
Après la circulaire de l’Agence, le groupe a ensuite demandé des éclaircissements supplémentaires avec une décision après laquelle les techniciens d’Eni ont procédé à une nouvelle détermination de la contribution. Dans la demande présentée à l’Administration fiscale, le groupe a soulevé la question de la pertinence des opérations sans condition territoriale par rapport au calcul global de la contribution due. Le taux de la contribution, initialement fixé à 10 %, a été porté à 25 % par le décret-loi 50/2022 (décret d’aide) et concerne le solde des opérations actives et passives aux fins de la TVA réalisées au cours de la période octobre 2021-avril 2022 par rapport à octobre 2020-avril 2021. Une base de calcul qui a été, il faut le dire, durement critiquée par les entreprises.
Le resserrement décidé par le gouvernement
Comme on le sait, le gouvernement a décidé d’instituer une taxe à payer par les entreprises énergétiques pour soutenir les mesures visant à atténuer l’impact des augmentations de l’électricité et du gaz. Selon la feuille de route, les entreprises concernées auraient dû verser un acompte de 40% au 30 juin et le solde fin novembre. A fin juin pourtant, de nombreuses entreprises n’ont pas honoré l’engagement fixé par l’exécutif (par rapport aux 4,2 milliards estimés, un peu moins d’un milliard a atteint les caisses de l’Etat). Le gouvernement a donc décidé de durcir avec le décret d’aide bis instaurant un parcours en deux temps avec des pénalités réduites pour ceux qui s’acquittent de la somme due au 31 août et une amende de 60% de la somme non payée (le double par rapport aux sanctions de droit commun déjà prévu) avant le 1er septembre.

