Étude sur les mines de cuivre au Pérou : Élévation des niveaux d’arsenic dans l’eau potable et chez les enfants

Introduction à la problématique

Une étude récente met en lumière les conséquences environnementales et sanitaires d’une des plus grandes mines de cuivre au Pérou, la mine Quellaveco, exploitée par l’entreprise britannique Anglo American. Ces révélations pourraient également impacter Aurubis AG, le plus grand producteur de cuivre d’Europe, qui est en cours d’examen par le Bureau fédéral de l’économie et du contrôle des exportations (BAFA) pour des violations potentielles de la loi allemande sur les chaînes d’approvisionnement.

La situation actuelle de la mine Quellaveco

Depuis 2022, Aurubis a manifesté son intention de collaborer avec Anglo American. La mine Quellaveco a été décrite comme un projet de mines de haute qualité, cependant, des accusations de destruction de l’environnement et de violations des droits de l’homme émergent, notamment via le réseau Red Muqui. Ce dernier est constitué de 30 organisations péruviennes qui surveillent et soutiennent les communautés minières.

Résultats de l’étude sur l’arsenic

Une récente étude documentée par Red Muqui révèle une contamination alarmante de l’eau potable. À l’aide de cartes topographiques, elle identifie les points de prélèvement d’eau où les niveaux d’arsenic, de manganèse et de plomb dépassent les limites autorisées. Des données officielles indiquent également des niveaux élevés d’arsenic chez des enfants vivant à proximité de la mine, suscitant de vives inquiétudes sur la santé publique.

“La étude met en lumière de nombreux risques”, déclare Mattes Tempelmann de Misereor, une organisation impliquée dans la plainte contre Aurubis. Cette situation remet en question les normes environnementales élevées prétendues par la mine Quellaveco.

Réponse des opérateurs miniers

Anglo American a fermement rejeté les accusations contenues dans l’étude, affirmant que Quellaveco est un modèle de mine responsable et durable. L’entreprise se base sur des engagements envers les autorités locales, perçus comme une garantie de conformité.

Aurubis, quant à elle, refuse de commenter sa base de fournisseurs en raison de préoccupations contractuelles, bien qu’elle ait assuré qu’elle encourage ses partenaires à adopter des normes de durabilité. Elle affirme que ses chaînes d’approvisionnement sont régulièrement auditées pour assurer la conformité aux lois en vigueur.

Implications légales et préoccupations futures

L’issue de la plainte déposée auprès du BAFA reste incertaine. Les deux entreprises, Aurubis et Anglo American, n’ont pas fourni de détails sur l’impact potentiel de cette étude sur les enquêtes en cours.

Bladimir Martínez, de Red Muqui, fait part de ses inquiétudes concernant l’approvisionnement responsable en cuivre péruvien, un sujet de plus en plus pertinent à l’échelle mondiale. La loi allemande sur les chaînes d’approvisionnement, bien qu’importante, est menacée d’abolition, ce qui pourrait affecter la transparence et la responsabilité de l’exploitation minière au Pérou.

Conclusion

La situation actuelle autour de la mine Quellaveco souligne l’importance d’une vigilance constante sur les impacts écologiques et sanitaires des activités minières. Les communautés locales, souvent affectées par ces opérations, méritent d’être au centre des préoccupations, tant au niveau national qu’international, pour garantir un avenir durable.



F1-ES