Nouvelle alarme consommateur sur le front de l’essence. A partir du dimanche 5 février – prévient Assoutenti – l’embargo décidé par l’UE sur les produits raffinés russes entrera en vigueur, une mesure qui, selon l’association des consommateurs, risque de provoquer de nouvelles hausses des prix du carburant à la pompe avec des dommages tant en termes des coûts des approvisionnements et de l’inflation.
Vers de nouveaux records de tarifs à la pompe
«A partir de demain (dimanche 5 février, ndlr) il y aura moins d’un million de barils par jour en provenance de Russie, obligeant les différents pays à s’approvisionner en essence et en carburant diesel auprès d’autres États comme la Chine et les États-Unis, avec des coûts de transport plus élevés, non sans parler des éventuelles spéculations liées à la course aux palissades – explique le président Furio Truzzi -. Les tarifs à la pompe pourraient ainsi atteindre de nouveaux records en Italie, si l’on considère qu’aujourd’hui déjà sur les autoroutes, le diesel en mode servi est revenu dépasser les 2,5 euros le litre sur divers parcours”.
En 2022, des bénéfices supplémentaires sur le carburant pour 9,4 milliards d’euros
Un business celui des carburants a rapporté en Italie en 2022 un bon 9,4 milliards d’euros seulement comme “extra-bénéfices”. C’est ce qu’a révélé une étude publiée par Assoutenti qui a comparé les données de 2012 à celles de 2022. La cotation moyenne au second semestre 2012 était de 109,85 dollars le baril, en baisse à 94,65 dollars en moyenne en 2022 (deuxième semestre) ; sur la même période le taux de change euro/dollar est passé d’une moyenne de 1,32 à une moyenne de 1,04, avec pour conséquence qu’en euro le baril de pétrole a augmenté de +9,4% en 10 ans. Sur la même période, le prix moyen du carburant à la pompe (hors taxes et hors taxes) a augmenté de +23,4% pour l’essence (de 0,757 à 0,934 euro/litre) et de +38% pour le gazole (de 0,800 à 1,104 euro/litre ). Si l’on considère également l’inflation enregistrée entre 2012 et 2022 en Italie, le gain supplémentaire découlant de la différence entre les prix du pétrole et du carburant atteint 0,190 euro/litre pour l’essence, 0,264 euro/litre pour le diesel .
Cela, observe l’association des consommateurs, signifie que, sur la base de la consommation de carburant enregistrée en Italie en 2022, égale à 10,384 milliards de litres d’essence et 28,526 milliards de litres de diesel, l’année dernière grâce à la croissance des tarifs à la pompe, des bénéfices supplémentaires ont été comptabilisés pour 9,39 milliards d’euros : 1,973 milliard sur le vert, 7,417 milliards sur le diesel.
«Des bénéfices supplémentaires qui sont actuellement examinés par l’Antitrust, M. Price et par le ministre de l’Entreprise Adolfo Urso, à qui nous avons confié notre étude afin de vérifier l’existence de phénomènes spéculatifs sur les carburants qui ont produit d’énormes gains pour quelques dommages économiques pour des millions d’automobilistes italiens» conclut Truzzi.

