Comprendre le plan “Escudo Fronterizo”
Le programme de “escudo fronterizo” annoncé par le futur gouvernement chilien, dirigé par José Antonio Kast, suscite des inquiétudes dans les pays voisins, en particulier au Pérou. Ce plan prévoit des réactions économiques et diplomatiques à l’encontre des pays qui ne faciliteraient pas le retour des migrants en situation irrégulière. Cela soulève une question cruciale : les échanges commerciaux entre le Chili et le Pérou seraient-ils compromis ?
Impacts sur les échanges commerciaux
La relation commerciale entre le Chili et le Pérou est significative, mais elle ne constitue pas une part déterminante de l’économie péruvienne. Les exportations péruviennes vers le Chili atteignent environ 2 milliards USD, représentant moins de 3% des exportations totales. En retour, les importations en provenance du Chili se chiffrent à plus d’un milliard USD, soit 2,3% des importations totales du Pérou.
Conséquences potentielles
Si des mesures restrictives devaient être appliquées, cela pourrait entraîner des coûts logistiques accrus, touchant particulièrement les micro et petites entreprises exportatrices. Si le commerce continuerait, il serait moins efficace. La situation serait différente si ces menaces provenaient de puissances comme les États-Unis, la Chine ou l’Europe.
Évaluation des politiques migratoires
Il est essentiel de rappeler que les plans énoncés en période électorale ne se traduisent pas toujours par des politiques effectives. Dès les débuts de son mandat, le gouvernement chilien a ajusté sa politique migratoire, demandant même aux migrants irréguliers de quitter le pays de manière collaborative.
Les migrants : une ressource pour l’économie
Les expulsions massives pourraient avoir un impact négatif sur l’économie chilienne. Les migrants, souvent intégrés dans le marché du travail et contribuant aux recettes fiscales, représentent en fait un actif économique. On estime que cette population contribue à hauteur de 10% au PIB chilien, ce qui en fait un élément important pour la stabilité économique.
Un avenir incertain mais optimiste
À l’approche de l’investiture de José Antonio Kast le 11 mars 2026, la diplomatie péruvienne semble proactive. Il est important de rester serein. Toute politique restreignant les libertés économiques finit souvent par se retourner contre ceux qui l’appliquent. Des leçons tirées d’autres pays illustrent que l’incertitude générée par des décisions commerciales ou migratoires peut avoir des conséquences négatives sur le marché du travail, comme l’ont montré récemment les États-Unis avec une augmentation du taux de chômage.


