Les DFB-Frauen en route pour l’EM : Une rencontre décisive contre l’Espagne

Les femmes de la DFB se sont préparées avec soin : le match de demi-finale de l’Euro contre l’Espagne se tiendra ce mercredi à 21 heures à Zurich. Ce duel promet d’être une véritable épreuve pour l’équipe d’Allemagne. Cependant, un “grand changement” pourrait faire la différence.

Après deux matchs où l’équipe a dû jouer en infériorité numérique, l’espoir est grand de pouvoir aborder cette demi-finale sans expulsions. Coach Wück, avec son habituel sourire, a cependant nuancé l’optimisme lors de la conférence de presse de clôture, affirmant : “Je pense que nous allons beaucoup courir après le ballon. Nous allons devoir beaucoup souffrir.” En effet, les célèbres jeux de passes “Tiki-Taka” des Ibériques sont bien maîtrisés, même par leurs équipes féminines.

La performance lors du match contre la France sera la clé de notre succès. Elle illustre parfaitement notre passion, notre combat et notre cohésion.

Rebecca Knaak, joueuse nationale

L’équipe doit cependant utiliser cet équilibre des forces pour créer davantage d’opportunités : “Nous devons attendre et saisir les bons moments pour imposer notre jeu.” Wück est convaincu que ces moments se présenteront. En matière de possession de balle, l’équipe allemande compte bien faire valoir ses atouts. “C’est cela qui fera la grande différence.”

Schult et Oberdorf croient en l’équipe

Almuth Schult, experte de la Sportschau, espère que l’euphorie engendrée par le quart de finale portera l’équipe au-delà des demi-finales. “Je souhaite naturellement que les Allemandes réussissent. Mais cela pourrait tout aussi bien aller dans l’autre sens,” témoigne-t-elle. Elle est toutefois convaincue que les Espagnoles ont compris que les Allemandes “sont prêtes à courir jusqu’à l’épuisement.”

Schult ajoute : “La première demi-heure du match sera cruciale. Il est impératif que les Allemandes soient à nouveau aussi solides et unies en défense qu’elles l’étaient contre la France.” La défense solide a été déterminante pour le succès allemand. “Si elles parviennent à cela, je crois au potentiel d’un passage en finale.”

Lena Oberdorf, quant à elle, blessée et absente de l’Euro, partage ce sentiment : “Nous devons nous battre sur chaque défi.” Elle loue également l’énorme mentalité de l’équipe. “Si nous arrivons à faire valoir notre football avec onze joueuses sur le terrain, cela pourrait également être possible contre l’Espagne.”

Bilan allemand contre l’Espagne presque parfait

Nia Künzer, directrice sportive, a déjà déclaré qu’ils allaient se plonger dans le “mental des Espagnoles.” Un élément qui pourrait jouer en leur faveur, c’est que l’équipe espagnole n’a jamais réussi à battre l’Allemagne, une réalité qui prend de l’ampleur dans la presse ibérique.

Les deux nations se sont affrontées à huit reprises. Les DFB-Frauen ont remporté cinq victoires et obtenu trois nuls. Bien que certains de ces matchs remontent à longtemps, la dernière rencontre s’est soldée par une victoire allemande 1-0 lors des Jeux Olympiques, pour la médaille de bronze.

Les Espagnoles veulent “écrire l’histoire”

Pour Alexia Putellas, la star espagnole, il est primordial de ne pas comparer les différents tournois. “Je suis très confiante que nous avons la bonne mentalité. Cela sera difficile, mais nous voulons écrire l’histoire,” explique-t-elle. “Notre objectif est de battre l’Allemagne pour la première fois et d’accéder à la finale de l’Euro.”

Les Espagnoles souhaitent également se mesurer à Ann-Katrin Berger, qu’elles respectent énormément : “Elle nous mettra à l’épreuve – et c’est ce qu’on aime. Elle est l’une des meilleures gardiennes du monde,” précise Putellas.

La coach Montse Tomé, qui a récemment imposé un entraînement secret à son équipe, loue la performance de Berger contre la France, la qualifiant d’“incroyable.” Cependant, elle reste consciente des défis que représente l’équipe allemande : “L’Allemagne demeure l’Allemagne.” Malgré cette constatation, elle aborde le match avec sérénité : “Notre équipe a toujours été talentueuse, mais elle a également mûri. Nous sommes prêtes pour cette demi-finale.”

Après la fatigue physique, place à la fraîcheur mentale

Rebecca Knaak a donné le ton après le match éprouvant contre la France (7-6 aux tirs au but) : “Nos batteries sont rechargées. Nous avons passé du temps dans des bains de glace et chez les kinés,” assure-t-elle. “Nous sommes plus que prêtes.”

Ce qui m’importe le plus, c’est que nous soyons mentalement frais. Nous devons entrer dans le jeu dès le départ.

Christian Wück, entraîneur

L’entraîneur a immédiatement remarqué qu’il ne s’agit pas seulement de fraîcheur physique, mais également de l’aspect mental. Il souligne qu’il reste encore du travail à faire sur cette préparation psychologique. “Nous allons continuer nos discussions individuelles avec certaines joueuses afin d’assurer que nous sommes sur le même degré de préparation mentale,” a-t-il ajouté.

La préparation pour le prochain adversaire a également commencé. “Les joueuses savent maintenant à quoi s’attendre,” a affirmé Wück. “Elles ont compris comment nous avons l’intention de jouer et quelles solutions nous avons mises en place.” Il reste encore des discussions à avoir, mais l’objectif est clair : préparer son équipe à lutter pour une place en finale de l’Euro.



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