Accusation d’abus sexuel : Elisa Mouliaá contre Íñigo Errejón

Contexte de l’affaire

La comédienne Elisa Mouliaá a récemment déposé une plainte formelle, demandant que soit ouvert un procès à l’encontre de l’ancien député Íñigo Errejón. Dans son dépôt, elle réclame une peine de trois ans d’emprisonnement pour un délit continu d’abus sexuel, ainsi qu’une indemnisation de 30 000 euros pour dommages moraux.

Détails des accusations

Mouliaá a élargi son accusé en demandant également l’ouverture d’une procédure distincte pour la responsabilité civile, tout en demandant des vérifications concernant la situation patrimoniale d’Errejón au cas où il ne voudrait pas payer la caution.

Les accusations s’appuient sur des éléments recueillis par le juge d’instruction, Adolfo Carretero, qui a jugé que des preuves suffisantes existaient pour aller en procès contre Errejón. Le juge a noté que Mouliaá ne semblait pas avoir d’intentions malveillantes derrière sa plainte.

Les faits rapportés

La nuit du 8 octobre 2021, Elisa Mouliaá aurait assisté à la présentation d’un livre où se trouvait Errejón. Après l’évènement, il l’a invitée à prendre un verre dans un bar, avant de se rendre à une fête chez des amis. Lors du trajet en taxi, Errejón aurait imposé des conditions restrictives à Mouliaá.

Dans l’ascenseur menant à la fête, elle raconte qu’Errejón l’a prise par la taille sans son consentement et a commencé à l’embrasser, la rendant incapable de se dégager.

Deuxième épisode d’abus

Le second incident, selon le récit de Mouliaá, s’est déroulé lors de la fête. Elle accuse Errejón d’avoir profité de son état d’ébriété pour la pousser dans une chambre, où il a tenté de la toucher de manière sexuelle sans son accord. Mouliaá a ensuite réussi à s’échapper.

Retour chez elle : un nouvel incident

Lors du retour, malgré un appel de son père lui signalant qu’elle avait de la fièvre, Mouliaá a déclaré qu’Errejón a de nouveau tenté de la toucher sans son consentement. Elle assert avoir réagi en lui faisant savoir qu’elle se sentait extrêmement mal à l’aise et qu’il devait la laisser tranquille, en évoquant la loi « oui c’est oui » dont le parti d’Errejón est porteur.

Conséquences psychologiques

Mouliaá a désormais déclaré souffrir de stress post-traumatique en raison des événements rapportés, et elle a eu besoin d’un traitement psychologique pour surmonter cette expérience traumatisante.

Conclusion

Cette affaire soulève des questions cruciales sur le consentement et le traitement des accusations d’abus dans le milieu public. Avec Mouliaá déterminée à obtenir justice, la suite des événements pourrait avoir des implications significatives tant sur le plan légal que social.



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