Le journaliste marocain Omar Radi a été condamné en appel à six ans de prison par la Cour suprême de Casablanca. Les autorités marocaines accusent le critique Radi d’espionnage pour les Pays-Bas et de viol. Mais les groupes de défense des droits de l’homme considèrent cette condamnation comme une tentative de le réduire au silence – ainsi que ceux d’autres journalistes marocains critiques. Selon Amnesty International, il y a un procès inéquitable, parce que l’avocat de Radi n’a pas été autorisé à interroger un témoin important au tribunal. Le juge a également rejeté toutes sortes de preuves qui pourraient prouver l’innocence du journaliste.
Radi a été arrêté en juillet 2020, soupçonné d’espionnage pour les Pays-Bas, entre autres. Il aurait espionné l’ambassade des Pays-Bas à Rabat en transmettant des informations aux contacts du poste diplomatique lors des manifestations du Rif. Les Pays-Bas et Radi nient toute coopération. Radi n’a eu de contact avec l’ambassade qu’en tant que journaliste.
En juillet 2021, Radi a été condamné à six ans de prison, mais il a fait appel. Au cours du procès pour espionnage, le journaliste marocain a également été accusé d’abus sexuels, une allégation que le gouvernement marocain utilise souvent pour détenir les détracteurs.
En décembre dernier, le ministre des Affaires étrangères sortant, Knapen, a de nouveau condamné la condamnation une lettre à la Chambre des représentants† Il aurait exprimé son mécontentement face à cette affaire lors d’une rencontre au sommet entre les Pays-Bas et le Maroc.
Logiciel espion Pegasus
Omar Radi, 35 ans, est un journaliste d’investigation bien connu au Maroc. Il a beaucoup écrit sur les violations des droits de l’homme et les manifestations dans le pays ces dernières années. Il a été arrêté en mars 2020 et condamné à quatre mois de prison après avoir critiqué un juge sur Twitter.
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Selon l’organisation de défense des droits humains Amnesty International, le gouvernement marocain a utilisé le logiciel israélien Pegasus pour espionner Radi. Le gouvernement nie toujours cela.
Omar Radi n’est pas le premier journaliste à aborder le gouvernement marocain avec des allégations d’inconduite sexuelle. En 2015, l’éminent journaliste d’investigation Hicham Mansouri a été emprisonné pendant dix mois pour adultère, en 2019 Taoufik Bouachrine, éditeur de Akhbar el Yaoum, l’un des plus grands journaux d’opposition au Maroc, a été condamné à 15 ans de prison pour agression sexuelle et la même année, un journaliste de ce journal a été condamné à un an de prison pour adultère. Le rédacteur en chef du journal est également actuellement incarcéré pour agression sexuelle.

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