Schule in der Ukraine : L’enseignement sous terre

Contexte de l’enseignement en temps de guerre

Dans la ville de Saporichschja, la menace permanente de frappes russes oblige les enfants à suivre des cours sept mètres sous terre. La distance à la ligne de front, située à seulement 30 kilomètres, rend chaque jour un peu plus critique la situation. Pourtant, la vie scolaire continue dans un lieu peu conventionnel : un ancien bunker transformé en lycée.

Une salle de classe moderne sous terre

Chaque matin, Julia Bondarenko, enseignante d’allemand au Lycée n° 46, descend une lourde porte en fer pour rejoindre sa classe. À l’intérieur, les élèves découvrent des salles équipées de tableaux numériques, de mobilier coloré, et d’espaces de détente. “Nous avons installé tout le nécessaire pour un enseignement moderne”, explique-t-elle. Le cadre vise à offrir une atmosphère d’apprentissage stimulante, mêlant sérieux et moments ludiques.

Un lieu d’éducation sécurisé

La transformation de ce bunker en établissement scolaire a été décidée par le conseil militaire régional, offrant ainsi un espace de sécurité pour les jeunes face aux bombes et aux drones ennemis. Le lycée peut accueillir jusqu’à 500 personnes, et les cours se déroulent par sessions : le matin pour les plus jeunes et l’après-midi pour les plus âgés.

Le bien-être des élèves au cœur des préoccupations

Pour Ellina, une élève de dixième année, l’environnement souterrain а ses avantages. “Les salles sont plus modernes qu’en haut, ici je me sens plus en sécurité.” Ses camarades, comme Kira, partagent ce sentiment : “Nous sommes heureux. Ici, nous pouvons nous concentrer sur nos rêves sans craindre les missiles.”

Ce lieu devient alors un havre où l’on peut, un instant, oublier le bruit de la guerre qui gronde à l’extérieur.

Des craintes pour l’avenir

Cependant, la réalité est souvent présente, avec un constant rappel des dangers d’une invasion en cours. Les adolescents s’inquiètent de leur avenir. “Je veux étudier le design graphique, mais je ne suis pas sûre de vouloir rester ici”, confie Ellina. La profonde fragilité de la situation est palpable ; des jeunes se demandent comment leur pays pourra un jour retrouver la paix et la stabilité.

L’espoir au milieu de l’incertitude

Malgré tout, Julia Bondarenko continue d’encourager ses élèves à envisager de grandes aspirations, y compris la possibilité d’étudier à l’étranger, en Allemagne, un pays qu’elle apprécie. “Il faut garder espoir, même dans les moments les plus sombres. Nous devons vivre le moment présent et faire des projets”, déclare-t-elle.

Conclusion : Un désir de paix

Sous terre, le besoin de lumière et de ciel reste fort. Julia aspire à ce que la guerre prenne fin. “Il me manque les fenêtres et le ciel”, avoue-t-elle. Mais au milieu de ce quotidien atypique, il existe un désir puissant d’avenir, d’éducation, et de paix, qui ne saurait être étouffé, même par la guerre.



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