Le tournoi n’a connu au total que cinq éditions, dont les trois dernières à Aalsmeer, mais de nombreuses équipes étrangères parviennent encore à retrouver la concurrence. C’est ce que déclare le cofondateur Dennis Heuvelmans, qui vit dans le village depuis plusieurs années : “En termes de sponsors et d’installations, nos affaires sont en ordre, et le reste c’est du bouche à oreille.”

“Même des arbitres de toute l’Europe viennent me voir au cours de l’année pour me demander une place.” Du Danemark au Japon, les équipes savent désormais où trouver Aalsmeer.

De l’hommage à la compétition de haut niveau

La Coupe Karin a connu des débuts modestes, en hommage à la sœur décédée de Dennis. “C’était une très bonne joueuse de handball, elle est également devenue championne des Pays-Bas et, ensemble, nous voulions amener le beach handball à un niveau supérieur. C’est pourquoi nous avons fondé Hiekka Hauskaa, notre association.”

“Mais ensuite, elle a dû faire face à un diagnostic de cancer, une bataille qu’elle a finalement perdue. C’est pourquoi nous jouons aussi avec un colibri sur notre poitrine, en souvenir d’elle.” Le nom et le visage de Karin se retrouvent partout dans les couloirs de l’Oosteinderweg, des banderoles jusqu’aux uniformes.

N’exploite pas, joue juste au handball

Les matchs ont traditionnellement lieu entre Noël et le Nouvel An, jours que la plupart des gens passent en famille ou accrochés sur le canapé. Mais les handballeurs, dont l’Allemand Albert, aiment passer leur temps à Aalsmeer. “C’est la troisième fois consécutive que je viens ici, et cela reste spécial. Nous passons de très bons moments avec notre propre équipe, mais aussi avec les gens d’autres pays que nous rencontrons ici une fois par an.”

Même si le tournoi est passé d’un hommage à une compétition d’allure internationale, la fin n’est certainement pas encore terminée, selon Dennis. “Nous avons les qualités et des listes d’attente interminables. Tout ce dont j’ai besoin c’est d’une troisième salle.”



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