Le Conseil des ministres a été convoqué en urgence par le Premier ministre Mario Draghi à 18 heures le Pnrr. En particulier, selon des sources ministérielles, l’attention est portée sur la réforme du concours et sur la nécessité de débloquer les concessions des établissements balnéaires. Les mêmes sources n’excluent pas dans ce contexte que le premier ministre évalue l’opportunité de verrouiller l’examen de cette disposition même avec la demande de confiance.
Vers la confiance dans le projet de loi sur la concurrence
La réforme de la concurrence, qui est en commission de l’industrie du Sénat depuis des mois maintenant, est l’un des piliers du PNR, elle pourrait donc mettre en péril les fonds pour l’Italie. C’est, selon les rumeurs gouvernementales, les raisons qui auraient poussé Draghi à convoquer les ministres.
Draghi voit Barelli, inquiet de caler sur les stations balnéaires
Le Premier ministre a d’ailleurs, avant de quitter l’hémicycle où il a fait un reportage sur le conflit russo-ukrainien, eu un entretien avec le chef du groupe Forza Italia, Paolo Barelli. Au cours de l’interlocution, selon ce qui a été appris, Draghi a exprimé sa préoccupation concernant le projet de loi sur la concurrence de 2021, toujours en instance au sein de la commission de l’industrie au Sénat. Le principal problème qui bloque la disposition est l’amendement à l’article 2 sur les concessions de plage, une question sur laquelle il n’y a toujours pas d’accord politique.
Le rapport au Parlement sur la guerre en Ukraine
Lors du briefing au Parlement dans la matinée, le Premier ministre a expliqué que la guerre en Ukraine déclenche une “crise alimentaire”. Et il a souligné que pour éviter une aggravation “il faut parvenir au plus vite à un cessez-le-feu et relancer les négociations : c’est la position de l’Italie, de l’UE et que je partage avec Biden”. Mais ce sera toujours «l’Ukraine et pas les autres qui décideront quelle paix accepter». Même après l’expulsion des diplomates, il reste “indispensable de maintenir des canaux de dialogue” avec Moscou, car ils sont “indispensables pour une solution négociée”. Le Premier ministre a également évoqué la possible indépendance de l’Italie vis-à-vis du gaz russe “dans la seconde moitié de 2024”

