Régime de visites et de garde établi par la justice espagnole
La récente décision de la Audiencia Provincial de Pontevedra établit un nouveau cadre concernant le régime de visites, la garde, et les responsabilités financières pour un enfant d’une famille séparée, vivant entre l’Espagne et la Colombie. Ce cas illustre les défis liés aux divorces internationaux, notamment en matière de communication parentale et de garde d’enfants.
Conditions de garde et de communication
La décision judiciaire précise que le jeune garçon, âgé de six ans, réside principalement avec son père à Pontevedra, tandis que sa mère demeure à Bogotá. Bien que les deux parents partagent la patria potestad, le tribunal a accordé au père la garde exclusive et le pouvoir de prise de décisions quotidiennes.
La mère pourra converser avec son enfant six jours par semaine, via téléphone ou vidéoconférence, pour une durée maximale de vingt minutes. Le septième jour, cette communication peut durer une heure ou plus si nécessaire, témoignant de l’importance d’un lien continu entre le parent et l’enfant.
Visites lors des vacances scolaires
Lors des vacances scolaires, la mère a le droit d’accueillir son fils en Espagne pour une période allant jusqu’à un mois entier. Au-delà de cette période, si le séjour se prolonge, un régime de week-ends alternés et de deux après-midis en semaine sera appliqué. Pour les vacances de Noël, le temps sera partagé également entre les deux parents.
Responsabilités financières pour les déplacements
La sentence précise également qui prend en charge les frais de déplacement. Le père doit couvrir 30% des frais liés au voyage de la mère depuis la Colombie, ainsi que les frais de déplacement interne du garçon pour ses visites. Cette répartition a été jugée équitable, considérant que le père a des revenus supérieurs.
Ancrage culturel et autorisations de voyage
Le tribunal a souligné l’importance pour l’enfant de découvrir la culture de sa mère en Colombie. Néanmoins, jusqu’à ses dix ans, le garçon ne pourra quitter l’Espagne avec sa mère sans l’autorisation expresse de son père ou du tribunal. Passé cet âge, et après une évaluation positive d’un service social, il pourra voyager en Colombie pendant un mois chaque année, avec les coûts de voyage couverts équitablement entre les deux parents.
Pension alimentaire et dépenses extraordinaires
Concernant la pension alimentaire, celle-ci a été fixée à 100 euros par mois, à la charge de la mère. Les frais extraordinaires, tels que ceux liés à des traitements médicaux ou des activités scolaires spécifiques, seront partagés à 70% par le père et 30% par la mère, en veillant à consulter et obtenir un accord préalable ou une autorisation judiciaire.
Cette décision témoigne de l’importance de réguler les relations parentales dans le contexte d’un divorce international, favorisant une approche équilibrée qui respecte les besoins de l’enfant tout en maintenant le lien avec les deux parents.

