Dirigente de Acción Popular envió mensaje a Julio Chávez. Foto: Andina / Andina

Crisis au sein d’Acción Popular

La situation à Acción Popular ne cesse de se détériorer. Bien que Alfredo Baernechea ait remporté les élections primaires du parti fondé par Fernando Belaúnde, le président du groupe, Julio Chávez, prétend qu’il a été victime d’une fraude électorale et clame sa victoire.

Des tensions internes croissantes

Le conflit à l’intérieur du parti s’est intensifié récemment, avec l’expulsion de la présidente du Comité National Electoral du parti, Cinthia Pajuelo Chávez, accusée de malversations lors de l’inscription des délégués auprès de l’Office National des Processus Électoraux (ONPE).

Ce groupe de délégués a été crucial dans la désignation de Baernechea comme candidat présidentiel. Selon Rolando Velasco, le vice-secrétaire général national d’Acción Popular, les membres attendent la confirmation de la victoire du journaliste et homme politique.

Légitimité des résultats contestée

Velasco a souligné que l’ONPE a clairement annoncé que le résultat découle d’un vote des délégués et que cela est considéré comme normal. Il critique ceux qui remettent en question la validité du processus : “Ils ont eux-mêmes établi les règles du jeu nécessaires pour ce vote.”

Il évoque également l’appel de certains membres à un système « un militant, un vote », estimant que la stratégie actuelle des délégués vise à contrôler les votes.

Appel à réconciliation

Le dirigeant a exhorté Julio Chávez à “mettre un terme à cette situation”. Il a précisé : “Nous avons besoin de personnes qui contribuent au parti, pas qui se divisent.” En soulignant sa connaissance de Chávez depuis son adolescence, il appelle au renforcement de l’intégrité au sein de l’organisation.

Conséquences potentielles sur les élections de 2026

José Naupari, avocat spécialisé en droit électoral, met en garde : ces accusations pourraient entacher la légitimité de toutes les listes des partis. Si des malversations sont prouvées, Acción Popular pourrait être exclu des élections générales de 2026.

Naupari avertit que si le parti ne valide pas ses listes d’ici le 23 décembre, il risque une annulation de son inscription, le rendant inéligible pour la présidence, la Chambre des Députés, le Sénat et le Parlement Andin.

Il explique que si des irrégularités sont avérées, toutes les listes pourraient être invalidées, mais que les listes pourraient passer si aucune contestation n’est soumise ou si elles sont correctement justifiées.



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