Des usines aux soins de santé, en passant par les pasteurs et les étudiants : presque une manifestation par jour. Qui des différents centres de l’île atteint le palais de la Région et regarde outre-mer.
Car, quoique dans des secteurs différents et distincts, des contentieux restent ouverts avec des problèmes à résoudre. Ce n’est que ces derniers jours qu’il y a eu des protestations de quatre secteurs différents.

Un remède pour la santé

Dernier événement, mais uniquement dans l’ordre chronologique, celui de la santé. Appelée par des syndicats, des associations de patients, des comités et soutenue par des associations et des bénévoles, ainsi qu’à laquelle ont participé des citoyens, la mobilisation s’intitule “Guérissons la Sardaigne”. Manifestation accompagnée d’un document qui en huit points porte à la connaissance de la Région les interventions à faire. “Les insuffisances très graves du système régional de santé sont au centre de notre mobilisation qui vise à exiger des soins de santé de qualité et adaptés aux besoins de santé et de soins des citoyens”, écrivent les syndicats dans une note, et demandent au président de la Région “Une table sur la santé pour convenir des priorités, des initiatives et des interventions visant à garantir les soins à tous les Sardes, à commencer par les plus fragiles, les plus âgés et les non autonomes”. Les syndicats confédéraux dénoncent également le manque “dans de nombreux domaines, du niveau minimum de soins, d’assistance et de prévention, la pénurie de médecins généralistes, de gardes médicaux et de pédiatres”.

L’industrie en quête d’énergie

La question énergétique est celle qui a caractérisé le conflit industriel métallurgique. C’est le cas de Glencore qui, justement à cause des coûts élevés de l’énergie, qui sont passés de 40-50 euros au mégawatt/heure, a atteint un chiffre qui dépasse les 600 euros, a entamé une réduction progressive de la production de plomb et de zinc , utilisant les licenciements rotatifs pour 400 travailleurs puis annonçant la fermeture des usines de San Gavino avec recours à la Cig pour 200 autres travailleurs.

Arrêtez-vous à l’arrêt

Ce n’est qu’après une série d’initiatives et de réunions institutionnelles, tant au ministère qu’à la Région, que l’entreprise a signé avec le directeur général Davide Garofalo un protocole d’accord dans lequel l’entreprise s’engage à suspendre les initiatives jusqu’au 31 janvier 2023. C’est le temps nécessaire au nouveau gouvernement pour prendre ses fonctions et trouver une solution à la question énergétique. Prochain rendez-vous le 12 décembre pour vérifier l’évolution des prix de l’énergie et la disponibilité effective des mesures et outils capables de rendre possible la production.

Bergers sur la place

Près de quatre ans après la « guerre du lait », la mobilisation des bergers repart elle aussi. Juste mercredi, ils ont manifesté devant le bâtiment régional. Pour déclencher une énième contestation, la distribution des fonds est arrivée d’Europe avec la PAC dont on s’attend à une réduction des ressources. Une situation qui, comme le souligne Gianuario Falchi, leader historique du mouvement des bergers indépendants, se traduit en chiffres : “S’il n’y a pas les bons remèdes, la campagne risque de perdre plus de cent mille emplois”. Car pour créer de sérieuses difficultés et problèmes au secteur, qui vaut environ un demi-milliard d’euros, il y a aussi l’énergie chère avec le diesel “passé de 0,60 à 1,51” et celui de l’alimentation “de 30 à 50 euros le quintal”. Et les factures de 800 à “2 500 euros”. En attendant, la Région annonce la mise en place d’une Commission dédiée “pour résoudre les problèmes des bergers”.



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