Le phénomène du « no-show » dans la restauration

Le « no-show » est devenu un véritable fléau pour les restaurateurs. Ce terme désigne les réservations non honorées, où un client ne se présente pas et ne prévient pas le restaurant. Cela crée des pertes financières importantes pour les établissements, particulièrement dans les villes denses où les demandes dépassent souvent l’offre.

Une tendance en augmentation

Selon une étude menée par TheFork, entre janvier et juillet 2023, les non-présentations n’ont jamais dépassé 3,4 % des réservations en Espagne. Cependant, dans des pays comme le Royaume-Uni et les États-Unis, les chiffres s’élèvent à 15 % et 20 % respectivement. Ce phénomène s’accroît notamment grâce à la pratique du « spread booking », où des clients réservent plusieurs restaurants à la fois, ne se donnant pas la peine d’annuler les réservations non retenues.

Des solutions pour contrer le « no-show »

Pour pallier cette problématique, de nombreux établissements commencent à instaurer des frais de pénalité. Par exemple, le restaurant Manifiesto 13, dirigé par la chef Danitza Gabriela, demande 15 euros aux clients qui ne se présentent pas sans prévenir. Cette mesure vise à rappeler aux clients leur engagement envers le restaurant. Gabriela souligne que ce type de politique est cruciale pour les établissements en démarrage, afin de maintenir une certaine rentabilité.

Les raisons des non-présentations

Les raisons qui conduisent aux « no-show » varient. Une étude de TheFork révèle que seulement 38 % des absences sont dues à des imprévus. 55 % des clients avouent simplement avoir oublié leur réservation, tandis que 7 % déclarent avoir peur de rappeler pour annuler. Cette légèreté des clients envers leurs engagements peut être frustrante pour les restaurateurs, surtout lors des week-ends, moments où l’occupation des tables est cruciale.

Des politiques de réservation évolutives

Face à cette situation, des stratégies innovantes voient le jour. Certains restaurants demandent une garantie par carte bancaire ou un dépôt pour confirmer les réservations. Cela permet de sécuriser une partie de leurs revenus et de dissuader les clients de prendre des réservations à la légère. À San Sebastián, le restaurant étoilé Amelia a même été soutenu par la justice après avoir facturé 510 euros à des clients n’ayant pas honoré leur réservation. Cet exemple montre que la lutte contre les « no-show » est maintenant prise au sérieux.

Conclusion : un changement de mentalité nécessaire

Pour la restauration, le traitement des « no-show » est devenu incontournable. Avec des pertes qui peuvent représenter entre 5 et 20 % des revenus, les restaurants doivent s’adapter et mettre en place des politiques strictes. Cela nécessite un changement de mentalité chez les clients, qui doivent comprendre l’impact de leurs actions sur les établissements. Le respect des réservations est un enjeu crucial pour la survie des restaurants et la qualité des services offerts.



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