Rêvant de F1, l’écurie américaine inaugure la neuvième saison électrique par une victoire. Wehrlein et Di Grassi aussi sur le podium, débuts incolores pour le Trident : Mortara chute, Gunther est 11e

par l’envoyé Mario Salvini

– Mexico, Mexique)

En attendant de savoir si et quand il pourra entrer en F.1, Andretti gagne en Formule E. La course qui a inauguré la saison 9, la première avec des voitures Gen3 (et avec les nouveaux pneus Hankook) a été remportée par Jake Dennis, dans le au milieu du même pandémonium que le Foro Sol, les grandes tribunes d’Hermanos Rodriguez (plein à craquer) réservent à la F.1. Il l’a remporté clairement, de manière convaincante, et pas seulement pour les presque 8 secondes d’avance sur Pascal Wehrlein, deuxième, mais aussi pour la façon dont lui et son coéquipier, Andre Lotterer, avaient dominé les qualifications. Les deux avaient chacun remporté leur manche qualificative. Même si Lucas Di Grassi était parti en pole grâce à une erreur de Jake en finale, avec le Mahindra (qui avait pris le dessus sur son vieil ennemi Seb Buemi pour 1 centime en quart de finale…). Des qualifications qui ont confirmé une sensation déjà apparue lors des essais libres : McLaren, qui fait ses débuts absolus dans la voiture électrique, est déjà prête à partir. Et sa recrue Jake Hughes est vraiment bonne, assez pour conquérir le troisième terrain au départ.

quatrième triomphe

Et de la pole Lucas di Grassi a pris la tête, avec un bon départ. Pour une course qui n’a décollé qu’au 10e tour, car deux Safety Cars sont entrées, l’une à cause d’un accident impliquant Rob Frijns (Cupra), la seconde à cause de la Jaguar de Sam Bird garée en bord de piste. Et au redémarrage Dennis a surpris Di Grassi, il a pris les devants et filé serein, insaisissable, vers sa quatrième victoire en Formule E, après celles de Valence et de Londres en saison 7 et l’an dernier, toujours dans sa capitale. Avec le triomphe des Andretti qui, si rien d’autre, ont recommencé à jouer l’hymne américain, et non l’hymne britannique comme dans le passé électrique récent en raison de la résidence de l’équipe.

retour Wehrlein

Le sprint de Dennis n’a connu qu’une seule interruption significative, au 18e tour, lorsque la Maserati d’Edoardo Mortara s’est écrasée, pour la troisième apparition – qui a duré encore deux tours – de Safety. Beau, dès lors, il y eut ce que fit Pascal Wehrlein. Sixième au départ, l’Allemand-Mauricien de Porsche a profité du drive-through accordé à Dan Ticktum (Nio) et a dépassé son ex-compagnon Lotterer. Donc Hugues. Et puis à nouveau Di Grassi, se hissant à la deuxième place. D’où il n’a jamais pu se rapprocher de Dennis, mais a rapidement pris l’écart pour détacher tous ceux qu’il avait croisés. À partir de là, ils ont organisé une bataille vraiment passionnante. Lotterer a dépassé Hughes et tous deux sont restés proches de di Grassi. Duel suffisant pour permettre à Buemi et Antonio Felix Da Costa de se rapprocher. Mais Di Grassi, coriace comme toujours, s’est défendu jusqu’au bout, sauvegardant le podium qui lui permet d’augmenter son record : il a 38 heures.

maserati sec

Donc Dennis premier, Wehrlein deuxième, Di Grassi troisième, Lotterer quatrième, avec l’autre Andretti, Hughes cinquième avec McLaren qui peut vraiment être satisfait des débuts. Moins la Maserati qui a failli marquer des points : après la sortie de Mortara, Max Gunther a fait une course de retour. Avec un dépassement dans les deux derniers virages par nul autre que le bi-champion Jean-Eric Vergne. Bon, cependant, seulement pour la 11e place. Ici, en deçà des attentes, la DS, dès cette année associée à l’équipe américaine de Penske (et non plus aux Chinois de Techeetah) : 12ème Vergne, 10ème le champion du monde en titre Stoffel Vandoorne. La Formule E est comme ça, imprévisible. L’autre nouvelle venue, la Cupra, était également sans points : Rijns sortait immédiatement, Nico Muller terminait 14e. Nous en reparlerons à la fin du mois (27-28 janvier) à Ad-Diriyah, en Arabie Saoudite.





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