Découverte d’un nouveau géoglyphe de la culture Chimú
Un trésor archéologique au nord du Pérou
Un équipe d’archéologues péruviens a récemment mis au jour un géoglyphe ainsi qu’un temple appartenant à la culture Chimú dans le vallée de Chicama, au nord du Pérou. Ce géoglyphe, qui s’étend sur plus de deux kilomètres, présente des similitudes frappantes avec les célèbres lignes de Nazca et marque une première dans l’étude des interactions entre les habitations Chimú et les éléments paysagers environnants.
Caractéristiques du géoglyphe
Selon les informations fournies par l’Agence Andina, le géoglyphe est aligné de manière continue à travers des ravins anciens et relie le fortifié Cerro Lescano à des champs cultivés qui s’étendent vers le Cerro Tres Cruces. Ce chemin rituél est construit à partir d’accumulations de pierres, formant une ligne visible qui articule le paysage.
Henry Tantaleán, le co-directeur du Programme Archéologique Chicama, comme cité dans des déclarations récentes, affirme : « Ce géoglyphe est le premier exemple clair d’un établissement Chimú lié à d’autres éléments du paysage à travers un chemin ritualisé. »
Techniques de recherche innovantes
L’utilisation de drones a été essentielle pour la documentation de la zone, permettant ainsi aux archéologues de cartographier avec précision des structures qui n’avaient été que superficiellement observées auparavant. Cela a conduit à l’identification d’un complexe cérémoniel et agricole d’une richesse inédite, qui n’avait pas été étudié avec un tel niveau de précision jusqu’alors.
Un paysage agricole vaste
En outre, les recherches ont révélé un complexe agricole et cérémoniel s’étendant sur plus de 100 hectares. Ce dernier comprend des canaux secondaires, une architecture rituelle ainsi qu’un établissement fortifié. Tantaleán indique que cette découverte redéfinit nos connaissances sur la capacité agricole de la société Chimú, intégrant des systèmes hydrauliques avancés pour la gestion de l’eau.
Structures archéologiques remarquables
Le complexe englobe une plateforme de pierre d’environ 40 par 50 mètres, typiquement orientée vers le nord, flanquée d’une grande place rectangulaire pouvant accueillir un large public. Des analyses de céramiques indiquent que cette zone était habitée entre 1100 et 1470 après J.C., avec des activités agricoles centrées sur le maïs, la courge et le haricot.
Une approche systémique de la culture Chimú
Cet ensemble de découvertes souligne l’existence d’une planification territoriale intégrée au sein de la culture Chimú. Tantaleán conclut en précisant que le géoglyphe n’est pas simplement un chemin, mais un chemin ritualisé qui unit la production agricole aux espaces cérémoniels. Cela montre que la religion, l’économie et la politique interagissaient afin de structurer la vie sociale durant cette époque.
Les recherches menées dans le cadre de cette initiative sont financées principalement par l’Université Nationale Mayor de San Marcos et l’Institut Péruvien d’Études Archéologiques, avec le soutien de l’Université du Sud de la Floride.
Conclusion
La découverte de ce géoglyphe chimú ouvre une nouvelle fenêtre sur les pratiques rituelles et agricoles des anciennes civilisations péruviennes, confirmant l’importance de l’intégration des différentes dimensions de la vie sociale dans la construction des paysages de l’époque chimú. Il s’agit là d’une révélation capitale pour la compréhension de l’histoire de cette région riche en culture.

