La perte d’Alejandro Reyes : un hommage à la musique
Une annonce tragique
La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre à 21h29 : “Alejandro Reyes est décédé”. Originaire d’Almería et figure emblématique de la musique, il nous quitte en 2025, laissant derrière lui une empreinte indélébile dans le monde de la culture. Les yeux humides, je cherche désespérément une confirmation. Les messages affluent, mais l’écho de cette tristesse me submerge. Alejandro, l’âme du Club de Musique et Jazz San Juan Evangelista de Madrid, s’est éteint sans cérémonie, comme il le souhaitait, entouré de ses proches.
Un homme de passions
Alejandro n’était pas seulement un mélomane. Son cœur battait pour Almería, le magnifique Cabo de Gata et la bonne cuisine, en particulier ses fameux salmonetes. Sa personnalité unique se reflétait dans sa façon de vivre, favorisant toujours l’authenticité et la passion. Pendant les années de transition démocratique, il s’est battu pour la liberté à l’Université Complutense, une épreuve qui a marqué sa vie.
La musique comme vocation
Né sous le nom de Reyes, il a préféré le surnom d’Alejandro, une manière de se distancier d’un titre trop monarchique. Il est arrivé à Madrid pour étudier l’ingénierie, mais sa vraie vocation était la musique. Il a accepté présider le club, mais en se désignant “Presi-Uno-Más”, révélant ainsi son sens de l’humilité.
Son amour pour le jazz et le flamenco était palpable. Il a exploré toute forme de musique, laissant de côté les approches plus commerciales, comme la musique new age, qui lui semblait une trahison.
Réalisations et héritage
Sous sa houlette, le San Juan a connu des moments emblématiques, de la Medalla de Oro al Mérito en 2010 au dernier concert de Camarón. Son impact s’est fait sentir dans diverses institutions Culturelles et à travers des festivals comme ceux de Jazz, Flamenco ou Gospel. Sa promotrice de concerts, CultyArt, a permis à de nombreux artistes de briller.
Une vie dédiée aux autres
Malgré une santé fragile, Alejandro est resté actif sur les réseaux sociaux et a participé à des projets politiques dans sa ville natale. Il avait récemment été honoré par la fondation de ses amis et avait même inspiré un documentaire, “Club de Reyes”.
Une perte inestimable
En écrivant ces lignes, je ressens un vide immense. Les mots semblent insuffisants face à l’absence d’Alejandro. Son sourire, son énergie, et son amour pour la musique manquent cruellement. Ses conseils résonnent encore dans mon esprit : “Personne n’est indispensable, mais pour moi, tu l’étais.”
Alejandro est parti, mais il reste immortalisé dans la mémoire de tous ceux qu’il a touchés. À jamais, il sera associé à des légendes comme Miles Davis et Sarah Vaughan. Nous restons avec une immense gratitude et, hélas, une dette envers ce grand homme de musique et de culture.
