L’installation de Giorgia Meloni au Palazzo Chigi représente une nouvelle accélération du calendrier jusqu’au vote de confiance des deux branches du Parlement. Les déclarations programmatiques du Premier ministre débuteront mardi à 11 heures dans l’hémicycle, suivies d’un vote de confiance.

La discussion générale commencera à 13 heures et se poursuivra jusqu’à 17 heures, date à laquelle Meloni répondra. Les explications de vote sont prévues de 17h30 à 19h, quand commencera “l’appel” à la confiance. Le résultat du vote est attendu vers 20h30. Le vote de confiance au Sénat est prévu pour le lendemain, mercredi.

Factures chères, inflation et dossiers de retraite sur la table

Pas de préjugés des syndicats et des entreprises, mais la demande de discussion et de réponses aux urgences. Les factures onéreuses pour les familles et les entreprises, la perte de pouvoir d’achat pour les revenus, la réforme des retraites pour surmonter la loi Fornero et donner la possibilité de partir avant 67 ans : ce sont quelques-unes des priorités à aborder et en ce moment il est plus nécessaire que jamais de les affronter « ensemble ». Aux mêmes heures où le nouvel exécutif prêtait serment au Quirinal, Cgil Cisl et Uil – sur la place avec les dirigeants Maurizio Landini, Luigi Sbarra et Pierpaolo Bombardieri pour la manifestation nationale sur la sécurité au travail – ont d’abord demandé à être impliqués : trop tôt pour une évaluation, « Nous jugerons du mérite » de l’action, ont-ils répété dans le même sens.

L’ouverture du ministre Calderone

Et sur la confrontation, les partenaires sociaux ont immédiatement trouvé le soutien de la nouvelle ministre du Travail, Marina Calderone, qui a assuré la volonté de poursuivre “un dialogue renouvelé”, précisément pour que “des solutions partagées puissent être trouvées” au profit des monde de l’entreprise, des salariés et des travailleurs indépendants. Parmi les premières questions à aborder, outre le revenu de citoyenneté, il y aura justement la question des retraites : « Je n’échapperai pas aux enjeux, nous les aborderons aussi en écoutant les demandes des partenaires sociaux et de tous les sujets qui apportent des contributions importantes », a-t-il assuré à Cauldron.

Les revendications des syndicats

« Nous avons besoin d’un accord sur les retraites maintenant. Pour éviter l’escalier de la loi Fornero » à partir du 1er janvier 2023, insiste Sbarra, précisant que « nous n’accepterons pas de sanctions qui font peser le coût de la crise sur les épaules des plus faibles ». Pour aboutir, poursuit-il, « une réforme qui donne stabilité et inclusivité au système de sécurité sociale. Garantir à chacun, à commencer par les jeunes, des chèques décents ». « Nous espérons être impliqués. S’il nous écoute, il aura notre consentement”, précise aussitôt le dirigeant de la CGIL après avoir souligné comment “nous disons aussi ceci au nouveau gouvernement : pour aborder la question de la santé et de la sécurité au travail, il faut d’abord surmonter l’emploi l’insécurité et, deuxième point, enfin faire une loi qui empêche la logique de la remise maximale ».



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