DDurant les années sombres de la Seconde Guerre mondiale, des millions de personnes ont été persécutées, torturé et tué en raison de leur appartenance ethnique, de leur religion, de leur orientation sexuelle ou de leurs opinions politiques. Des crimes qui, loin d’être relégués au passé, continuent d’être perpétrés aujourd’hui, souvent avec la légitimation implicite de ceux qui devraient au moins tenter de les arrêter. Le 27 janvier, date du jour du Souvenirvoudrait être précisément ceci : une manière de dire stop, les crimes contre l’humanité, d’hier et d’aujourd’hui ne doivent jamais être oubliés. Chaque histoire, chaque vie brisée doit représenter un avertissement pour les générations futures.
Le 27 janvier 2025 est le jour du Souvenir
Le 27 janvier, jour de la libération des Juifs du camp d’extermination d’Auschwitzce n’est pas une fête comme les autres, car en plus d’être importante en soi, il a aussi pour tâche de réveiller une mémoire qui ne doit jamais rester en sommeil. Ce qui est pourtant fortement redouté, surtout à l’heure où de nouveaux conflits et divisions traversent le monde.
L’importance du témoignage
Après tout, Survivants de l’Holocauste, précieux témoins d’une histoire qui dépasse l’entendement humaindeviennent de plus en plus rares, et sans leur engagement et leurs efforts, le risque est que la commémoration se transforme peu à peu en un simple rituel. L’Italie a officialisé son engagement envers la mémoireavec la loi 211 de 2000, qui a institué le Jour du Souvenir pour commémorer la Shoah, les lois raciales, la persécution des citoyens juifs italiens et de ceux qui ont risqué leur vie pour sauver les autres et protéger les persécutés.
Cérémonie de remise du Diplôme honorifique en sciences historiques à Liliana Segre lors de la Journée du Souvenir à l’Université de Milan, le 27 janvier 2024. (Photo d’Alessandro Bremec/NurPhoto)
Que signifie « se souvenir » en 2025 ?
À une époque où l’information circule rapidement et l’histoire risque d’être réduite à de simples titresle véritable sens du jour du Souvenir doit évoluer, et non se diluer. C’était en 1945, lorsque les soldats de l’Armée rouge franchirent les portes d’Auschwitz, révélant au monde l’inimaginable. Ce moment, cristallisé dans le temps, il est devenu le symbole d’un éveil collectif de la conscience humaine. Plus de 1,1 million de vies ont été perdues dans ce seul domaine : un chiffre qui, dans sa froideur statistique, ne parvient pas à rendre compte de l’immensité de la tragédie personnelle qui se cache derrière chaque chiffre.
Événements pour le jour du Souvenir 2025
Pour 2025, les villes italiennes se mobilisent avec des initiatives qui cherchent à aller au-delà de la commémoration formelle. À MilanLe Mémorial de la Shoah ouvre ses portes gratuitement, tandis que le Orchestre Verdi Jazz rappelle, à travers la musique, les histoires d’Ezio et Renato Levi. À Bolognel’université promeut une réflexion sur le film Le domaine d’intérêt explorer comment la « banalité du mal » se cache dans la vie quotidienne. Rome répond avec « La mémoire génère l’avenir », un programme qui englobe quarante initiatives différentes.
Le 27 janvier n’est pas qu’une date sur le calendrier
Mais au-delà des cérémonies officielles, le véritable test réside dans la capacité de reconnaître, Aujourd’hui, les graines de l’intolérance et de la haine germent sous de nouvelles formes. Pour cette raison, a-t-on dit, les témoignages des survivants sont fondamentaux : parce que ce ne sont pas que des histoires du passémais ce sont des boussoles pour le présent. Bref, le 27 janvier ne doit pas être qu’une simple date inscrite sur le calendrier. Ce devrait être un moment de réflexion et de comparaison. Mémoirele vrai, en fait, ce n’est pas qu’un exercice de nostalgiemais un outil pour comprendre le présent et construire l’avenir.
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