Le projet de création d’une capitale de réserve au Japon

Tokio, capitale du Japon depuis longtemps, pourrait voir son statut évoluer. En effet, deux des principaux partis du pays, le Parti libéral-démocrate et Nippon Ishin (JIP), réfléchissent à la création d’une ‘capitale de réserve’, une ville capable de prendre le relais en cas de besoin. Ce projet viserait à décentraliser la nation et à préparer le pays face à des catastrophes naturelles ou d’autres urgences qui pourraient frapper Tokio.

Les enjeux de cette débat

Ce sujet préoccupant influe non seulement sur l’économie et la population, mais aussi sur l’équilibre territorial et politique du Japon. La mise en place d’une “capitale de réserve” permettrait de mieux répartir les pouvoirs administratifs et d’encourager le développement économique en dehors de Tokyo. Plus surprenant encore, une des fonctions principales serait d’assurer le gouvernement si la capitale actuelle subissait un incident majeur.

Origines du débat

La question a été soulevée par les médias locaux bien avant qu’un accord de coalition soit atteint entre les partis concernés. En septembre, le journal The Japan Times a déjà mentionné ce thème parmi les préoccupations majeures des partis d’opposition. Ce débat s’est intensifié et un accord a été signé pour faire avancer cette initiative l’année suivante.

Pourquoi envisager une ‘capitale de secours’ ?

Les raisons justifiant une telle décision sont multiples. La première vise à empêcher que le gouvernement ne soit paralysé durant des crises ou des catastrophes naturelles touchant Tokyo. Cette initiative s’inscrit également dans un désir de corriger la concentration excessive de la population et des ressources économiques à Tokyo.

Une nécessité pour la gestion des crises

La nécessité d’une capitale secondaire réside dans la répartition des risques. Cela permettra non seulement d’éviter la paralysie de l’administration en cas d’urgence, mais également de rééquilibrer le territoire nippon. Seitaro Hattori, gouverneur de Fukuoka, souligne l’importance de ce concept : “La dispersion du risque de désastre est fondamentale pour une gestion efficace des crises nationales”.

Choix de la ville

La question cruciale demeure : quelle ville sera choisie pour devenir cette capitale de secours ? Certains craignent que le JIP ait pour objectif de fusionner les districts d’Osaka pour en faire une réplique de Tokyo, un projet qui pourrait aussi lui donner un statut avantageux avec des exonérations fiscales.

Autres candidats potentiels

D’autres villes comme Sapporo et Fukuoka sont aussi évoquées. Fukuoka, située près de la mer du Japon, présente une faible exposition aux calamités naturelles, faisant d’elle une candidate idéale pour ce rôle. Takashima défend cette proposition, notant que si un tremblement de terre survenait dans la fosse de Nankai, Fukuoka subirait moins de dommages.

Ce projet de capitale de réserve soulève donc des questions essentielles pour le futur du Japon, à la croisée des chemins entre tradition et modernité.

Images | Louie Martinez (Unsplash)



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