« Seul 1 sur 5, moins de 20 %, a reçu la quatrième dose. Et c’est un problème surtout pour les personnes âgées et fragiles car la vaccination leur sauve la vie. Déjà maintenant, nous avons environ 100 décès par jour, nous ne sommes jamais descendus en dessous de 60-70. Nous risquons d’avoir une vague de mortalité vraiment dure parmi les personnes fragiles à l’automne, avec des chiffres bien supérieurs à ceux actuels ». Avertir de Omicron 5 et la nouvelle vague de Covid il s’agit de Walter Ricciardi, consultant auprès du ministre de la Santé et professeur titulaire d’hygiène à l’Université catholique.
Le feu vert à la vaccination avec la quatrième dose pour les plus de 60 ans et les sujets fragiles de tous âges devrait arriver lundi 11 juillet, comme le suggère l’Agence européenne des médicaments Ema qui a réaffirmé une recommandation qu’elle avait lancée avec l’Ecdc (European Center for the Prevention and Control of Diseases), et c’est que dans une situation de forte circulation virale, comme celle en cours aujourd’hui, une quatrième dose doit être envisagée pour tous les plus de 60 ans et les plus fragiles de tous les âges.
Certes, il n’est pas facile d’organiser la relance de la campagne de vaccination en plein été, sans même le général Figliuolo pour coordonner l’énorme machine organisationnelle.
Craintes d’un flop
La deuxième dose de rappel du vaccin anti-Covid « Je pense qu’il devrait être donné aux personnes de plus de 60 ans, mais je ne pense pas qu’on puisse se mettre à l’abri aujourd’hui. Il existe un risque de mener une campagne de vaccination incomplète. Il y a là encore le risque d’avoir une faible participation, comme celle que nous avons déjà eue concernant la quatrième dose aux plus de 80 ans et aux personnes fragiles. Je crois que, plutôt que “d’avancer maintenant” avec une solution tampon, le moment est venu d’organiser la campagne de vaccination de septembre-octobre de manière très rigoureuse”. Cela a été souligné par Matteo Bassetti, directeur des maladies infectieuses de la polyclinique San Martino de Gênes.
Pour Bassetti, il est juste que ces catégories fassent l’appel, mais en bougeant maintenant, il y a un risque de « flop ». Le regard de l’expert est projeté vers ce qui se passera après l’été. Il faut commencer dès maintenant par résoudre les questions pratiques en vue d’une campagne d’automne : « Faut-il faire la vaccination dans les hubs de vaccination ? Les médecins à domicile, les pharmacies, qui ? Comment est-il organisé ? Qui gère la centrale d’achat des vaccins ? Les Régions doivent-elles les faire ? On prend rendez-vous déjà ?”. Ce sont les questions à régler à temps, selon Bassetti.

