“Un contexte complexe et dynamique à ne pas être sous-estimé”. Alfredo Mantovano, sous-secrétaire du Premier ministre, quelques jours après son discours à la 68e session de la Commission des drogues des Nations Unies (CND) définit ainsi l’image décrite par le dernier rapport annuel au Parlement sur le phénomène de la toxicomanie qui a 25 alertes publiées par le système national d’alerte.
Sous-secrétaire, comment lire ce numéro?
Le chiffre photographie une situation générale et confirme une tendance liée, en particulier, aux nouvelles substances psychoactives, mais n’est pas indicative d’une situation d’urgence. En 2022, les alertes destinées aux centres collaboratifs étaient de 24, dont quatre du troisième degré, le plus élevé. La même année, 76 nouvelles substances psychoactives circulant sur le territoire national ont été identifiées. Par conséquent, plus qu’une urgence, nous devons parler d’un contexte complexe et dynamique, pour ne pas être sous-estimé.
De ces 25 alertes, deux concernaient le fenanyl illégal. Risons-nous le scénario américain?
Nous travaillons pour éviter une situation similaire à celle des États-Unis, ayant un système de santé très différent de celui des États-Unis. Notre système est articulé par les services publics pour les dépendances (SERD), qui garantissent une assistance gratuite et par l’intégration, construite au fil des décennies, d’un modèle public-privé qui permet à un employé identifié par un Serd de commencer la récupération dans l’une des centaines de communautés accréditées sur le territoire national. Les tendances croissantes de la consommation de substances psychoactives et de cocaïne, en particulier chez les jeunes, rendent fondamental en même temps un plus grand engagement des activités de contraste, la revitalisation de l’activité de prévention et l’amélioration des informations correctes, avec un langage clair, basé sur des preuves scientifiques.

