Les permis pour les cafés peuvent être délivrés temporairement et réémis après cette période. C’est ce qu’indique un arrêt du Conseil d’État dans le cadre d’un recours de la commune de Roermond contre une décision du tribunal administratif d’avril 2021.

Cette décision pourrait avoir des conséquences considérables. Cela donne aux municipalités plus de possibilités lors de l’octroi des permis. Les exploitants de coffee shops ont moins de certitude quant à la poursuite à long terme de leur activité.

La commune de Roermond a opté pour une durée de cinq ans lors de l’octroi du dernier permis. Ensuite, chacun peut concourir pour au maximum un des permis. Ceux-ci seront ensuite tirés au sort parmi les candidats ayant réussi la sélection.

Ruremonde

Rianne Donders-de Leest (CDA), alors maire, souhaitait utiliser cette approche pour déplacer les affaires courantes du centre de la ville du Limbourg central vers un endroit où elles causent moins de nuisances.

Pour celui qui dirige Sky et Skunk, les cafés actuels de Roermond, depuis trois décennies, cela signifierait perdre au moins une licence, voire les deux. Il a porté plainte auprès du juge administratif. Il avait raison au printemps 2021. Légalement, la concurrence doit être possible avec des permis rares, mais selon le juge, les cafés constituent une exception car les drogues douces vendues sont illégales.

Le Conseil d’Etat décide désormais que les cafés peuvent également bénéficier d’une autorisation temporaire pour “un motif impérieux d’intérêt général”. C’est le cas à Roermond, selon le jugement, car la commune invoque pour sa justification l’ordre public, la sécurité publique et la santé publique.



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